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18 mars 2007

Deux victimes dans l’incendie d’une maison de retraite de la région niçoise

incendieDeux femmes âgées de 75 et 99 ans sont décédées dans l’incendie d’une maison de retraite au Sclos de Contes, à  40 km de Nice. Le sinistre s’est déclaré vers 5h30 dans une chambre du deuxième étage de la maison de retraite « les Camélias ». L’origine du feu est inconnue.

Les deux pensionnaires de la salle qui s’est embrasée sont mortes : la plus âgées a succombé à ses nombreuses brûlures, l’autre a été intoxiqué par l’épaisse fumée. Sept autres sociétaires des « Camélias » ont été incommodés par la fumée. Elles ont été conduites à l’hôpital Saint-Roch (Nice), pour y être placées en soin Hyperbar (ventilation). Au moment du sinistre, il y avait vingt-cinq personnes dans la maison de retraite. L’auxiliaire de vie de garde a réussi a évacué vingt-trois personnes avant l’arrivée des pompiers.

Les autres pensionnaires de l’établissement ont été dirigés vers d’autres hospices ainsi que des hôtels de la région.

L’incendie a nécessité l’intervention de quarante pompiers et de douze engins. Le feu a été très rapidement éteint.

Le maire de la commune et président du conseil administratif de la maison de retraite, Jean-Claude Honnorat*, a déclaré être « très ému » et a adressé « ses condoléances aux familles des victimes ».

Le parquet de Nice a ouvert une enquête pour « homicide involontaire » afin de déterminer les causes du sinistre. Court-circuit, mégot de cigarette, incendie criminelle… aucune piste n’est exclue.

Le ministre délégué à la sécurité sociale et aux personnes âgées, Philippe Bas, est attendu dans la journée sur les lieux du drame pour rencontrer le personnel, la direction ainsi que les familles.

Cela faisait dix ans que la maison de retraite « les Camélias » était ouverte. Récemment, la commission de sécurité avait donné un avis favorable à l’établissement pour accueillir des personnes âgées.

* le nom a été changé

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15 mars 2007

Sapeurs-pompiers de Nice : les champions de l’intervention dans les A-M

P104072849847 ! Tel est le nombre d’interventions réalisées par les sapeurs-pompiers du groupement Sud l’an dernier. Impressionnant ! Ce total est le fruit d’un travail d’équipe et d’une organisation bien huilée. Une organisation ? Non. Plutôt une mécanique. Digne d’une écurie de F1. 7 minutes maximum pour un tour de piste et arriver sur les lieux d’un accident ou d’un feu. Tout doit être chronométré. Des vies sont en jeu.
Premier maillon de cette équipe : le centre de traitement des appels de Magnan. De Cap d’Ail à Saint-Laurent du Var, en passant par la Turbie ou Aspremont dès que vous composez le 18, ce sont eux qui vous répondent. Près de six opérateurs, 24 heures sur 24. « Il faut toujours faire attention à ne pas passer à côté de quelque chose d’important », précise le sergent-chef Eric Ballester, responsable du C.T.A. Même lorsque une salle de crise est mise en place pour une catastrophe, l’assistance à personne n’est pas négligée. Des standardistes restent de garde.

A l’aide d’un logiciel ultra performant, les opérateurs disposent sur leurs écrans de contrôle de la liste des véhicules disponibles sur le parking e chaque caserne. Une sorte de grille de départ. Et la pole position est souvent occupée par les ambulances. Les V.S.A.B (véhicule de secours aux asphyxiés et aux blessés) dans le jargon des soldats du feu. Ces bolides rouges représentent 70% des sorties d’engins dans les casernes. A leur bord : un pilote et son un co-pilote (un chef d’agrée), et un binôme à l’arrière pour s’occuper de la victime.

En dernière ligne, on retrouve les camions incendie (FPTL¹ et FPT²) ainsi que la grande échelle (environs 30% des interventions). Une fois la mission remplie, retour aux stands. C’est au tour des mécanos d’entrer en scène. Ravitaillement et vérification du matériel sont au programme. Avant un nouveau départ…


¹ FPLT : fourgon pompe tonne léger

² FPT : fourgon pompe tonne

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Pompiers et journalistes : besoin de rien envie de toi

« Il y a un contact quasi permanent entre les journalistes et les sapeurs-pompiers ! », s’exclame le colonel Cavalier. Il vrai que pour traiter les faits divers, les soldats du feu sont les interlocuteurs privilégiés du reporter. « Sur le terrain, on avons juste l’interdiction de donner le nom d’un mort », rajoute le sergent-chef Eric Ballester. Et au moment où nous visitions le C.T.A, un journaliste a contacté le chef d’équipe. A la recherche d’un nouveau scoop…

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13 mars 2007

Nice to meet you : les anciens de la Villa Arson squattent le Mamac

                                                                        

b_cartonLe musée d'art moderne et d'art contemporain accueille jusqu'au 3 juin 2007 les oeuvres de dix-sept anciens élèves¹ de l'école d'art niçoise. Une exposition où quelques créations ne sont pas passées inaperçues.
   
Peintres, dessinateurs, sculpteurs, vidéastes, photographes... les multiples facettes expérimentales de l'art contemporain sont réunies sur tous les supports dans cette exposition. Et ça commence fort ! Dans la première salle, le nez des visiteurs est mis à rude épreuve. « Qu'est-ce que ça pue ! », s'exclament la plupart des observateurs. Une peinture -parfumée- s'étend sur la totalité d'un mur. Son nom : le Cerveau pomme de terre (2007) est réalisé à base de purée de pomme de terre et de betterave. L'odeur est forte. Pas étonnant quand on sait que son auteur, Michel Blazy, joue avec des produits alimentaires organiques. Avec une préférence pour ceux qui se décomposent et pourrissent au fil de l'exposition.

   En face, les visiteurs sont bouche bée. Les yeux écarquillés. Au mur, une projection. Body double – même titre que le film Brian de Palma- un court métrage de 20 min de Brice Dellsperger, diffusé en continu. Le film est à la limite du supportable. Plusieurs travestis s'ouvrent tour à tour les veines dans une baignoire. « C'est un jeu d'images et de réalité, un moment de vie... enfin de fin de vie, commente André Barthe, venu représenter le maire de Nice lors du vernissage. Mais je crois quand même que l'art est libre et que ce film mérite d'être présenté ». Plus loin dans l'exposition, on découvre une autre de ses vidéos : Body double 23, où la aussi un transsexuel est mis en scène. Beaucoup moins trash cette fois.
 
Une autre oeuvre a du retenir l'attention de l'adjoint à la culture de Jacques Peyrat. La Victoire temporaire de la Ratapignata² (2007) de Jean-Luc Verna est riche en symbole. Sur ce dessin, réalisé spécialement pour Nice to meet you, un cochon portant l'écharpe tricolore d'un maire vient de tuer l'aigle : l'emblème de Nice. Simple métaphore.

Pas de fil conducteur

  « Je suis très heureux que la créativité de la Villa Arson soit enfin montrée au grand public. Et puis tous les artistes, exposés depuis ce soir, ont été consacrés ailleurs et reviennent montré leur talent chez eux. », rajoute André Barthe. Mais Nice to meet you n'a rien d'innovant. L'exposition reprend le même concept que Nouvelle vague en 1994 : réunir des jeunes diplômés de la Villa Arson.

  Aucune thématique dans cette exposition. Les artistes ont simplement illustré les idées qui leur passées par la tête, sur le moment.  Si Nice to meet you ne présente rien de franchement nouveau, ses oeuvres, Body double en tête, ne laissent pas indifférent. Certains adorent. D'autres le trouvent choquant. Mais le but c'est qu'on en parle. Et ça c'est réussi.

¹ Béatrice Cassol, Jean-Luc Verna, Cédric Teissère, Marc Chevalier, Emmanuelle Villard, Calire-Jeanne Jézéquel, Michel Blazy, Berdaguer Péjus, Tatiana Trouvé, Pascal Broccolichi, Bruno Serralongue, Natacha Lesueur, Timothy Mason, Bertrand Lamarche, Brice Dellsperger

² Ratpignata : chauve-souris en niçois

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10 mars 2007

Laurence Parisot : « La France a du potentiel »

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La petite dame en noir est douce mais elle a le propos dur. Invitée d'honneur de la 5ème édition des Entrepenariales, Laurence Parisot est venue rencontrer les entrepreneurs azuréens afin de discuter, échanger, proposer... Bref les rassurer et mettre des images sur le slogan du Medef : « l'entreprise, c'est la vie ». Pour sa première apparition sur la Côte d'Azur, Laurence Parisot a déplacé les foules. Salle comble ! A croire que tous les visiteurs du salon n'attendaient qu'elle. Telle une « rockstar », micro en main, la P.d-g de l'IFOP a exposé les grandes idées et les convictions du Medef pour redresser l'économie française.

  Laurence Parisot le sait. Nous sommes dans une année de changement, peut-être de bouleversement dans la vie politique française. Celle des élections présidentielles. Et dès l'entame de son discours, elle a voulu l'expliquer à son auditoire. « Notre pays est en point d'inflexion. Nous pouvons prendre une voie qui permet de rester riche, pour bien vivre, ou risquer de passer du mauvais côté, et survivre. J'ai la crainte que la France bascule dans l'appauvrissement ! » a martelé la présidente du Medef.

« Les 35 heures sont une erreur de raisonnement »

  Sans employer le terme de crise ou de marasme, Laurence Parisot a décrit, chiffres à l'appui, le déclin progressif de la France. « Dans les années 60, notre croissance était supérieure aux États-Unis et à l'Angleterre. Mais qui s'en souvient ? Fin 1970, nous étions déjà inférieur et en 1988 nettement en dessous d'eux. » Des données précises qui s'adressaient à un public averti : les chefs d'entreprise du département, très attentifs durant son intervention.

  Si la « patronne des patrons » croit en l'entreprise comme indicateur de la santé d'un pays, le redressement de la France passe par une modification du contrat de travail. Baisser le chômage et favoriser le développement des entreprises font partis des engagements du Medef. « Être à 10% de chômage depuis 25 ans est anormal. L'Angleterre et l'Espagne ont réussi à le faire chuter. J'ai lancé la délibération sociale avec les syndicats. C'est pour mieux comprendre les arguments des uns et des autres. » Et pour baisser le chômage, Laurence Parisot a sa petite idée et son néologisme. « J'ai proposé la séparabilité. Il ne faut pas avoir peur d'inventer de nouveaux mots pour dire ce que l'on pense. Le chômage baisserait si c'était plus facile de se séparer de quelqu'un. L'entreprise embaucherait plus, a-t-elle développé. Il est temps de l'expliquer pour faire avancer les choses » a rajouté Laurence Parisot, sous les acclamations du public.

  Pas une conférence, pas un discours, pas un débat, pas une réunion sans évoquer les 35 heures. La loi Aubry sur la réduction du temps de travail reste son thème favori et son champ de bataille prioritaire. Laurence Parisot a ses convictions et ses solutions pour ce « problème majeur de la société actuelle qui est une erreur de raisonnement ». « Plus on travaille, plus on en donne aux autres et par conséquent on crée des emplois. A l'IFOP (ndrl : son entreprise), quand je travaille dix heures au lieu de sept, je dois embaucher une nouvelle assistante. Il est prétentieux de dire que l'on peut faire en 35 heures ce que les autres font en 37 heures. »

  Un modèle universitaire à refaire

  La présidente du Medef a les yeux rivés sur les autres pays. Que ce soit pour le chômage, le contrat de travail ou le taux de croissance, nos voisins sont une source d'inspiration. L'université française souffre aussi de cette comparaison. Et à ce propos, Laurence Parisot ne mâche pas ses mots. « J'ai honte de l'état de nos facultés ! » Le modèle anglo-saxon semble avoir sa préférence mais la P.d-g de l'IFOP considère qu'il y a un « truc génial » à faire pour rendre nos universités plus performantes. « Je veux donner plus de moyens à l'enseignement supérieur. Il y a un besoin de réformes majeures. La France a du potentiel. Il faut donner la possibilité pour l'université de conclure des contrats avec des entreprises leur permettant de générer des ressources propres. » a recommandé Laurence Parisot. Le syndicat patronal demande des universités plus sélectives, plus autonomes et plus conscientes des besoins de l'entreprise. « Chaque fac doit pouvoir sélectionner ses étudiants comme elle l'étend par des concours, entretiens spécialisés ou tout autre méthode. »

  Le Medef veut faire avancer les choses. Laurence Parisot a sa manière de voir et ses idées. Son souhait est de peser de tout son poids dans les présidentielles. Sera-t-elle écoutée ? Réponse dans quelques mois.

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05 mars 2007

Et si c'était Bayrou le anger de la démocratie ?

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  François Bayrou a sans doute franchi cette semaine une étape importante dans son expression, sinon dans sa réflexion.

   En annonçant que, s’il est élu, il créera un «  grand parti démocrate », le candidat centriste laisse entrevoir ce qui serait, selon lui, la conséquence et l’objet de son hypothétique élection à la présidence de la République. En appelant les bonnes volontés de droite et de gauche à participer au gouvernement de la France, il s’agirait moins à terme de trouver une sorte de juste milieu équidistant de la gauche et de la droite traditionnelles que de préparer une nouvelle configuration de la vie politique française, un peu à la manière américaine, autour de deux grandes formation politiques, un grand parti démocrate libéral, social et progressiste et un grand parti républicain libéral et conservateur, ce qui marginaliserait les autres formations. En quelque sorte, il s’agirait de réaliser la grande mutation que le parti socialiste n’a jamais réussi à accomplir écartelé entre une pratique sociale démocrate molle quand il est au pouvoir et un discours radical et révolutionnaire quand il est dans l’opposition.

  Mais à faire un gouvernement gauche/droite, où serait l'alternance ? L'un des principes fondamentaux de la démocratie est l'alternance. Quand on en a marre de la gauche, on vote pour la droite et inversement. C'est le principe de l'opposition. Avec un gouvernement issu d'une coalition entre la gauche et la droite, où serait l'opposition ?  Qui chercherait la petite bête dans les affaires politiques ? Pour qui voteront les français en cas de désaccord avec le gouvernement Bayrou ? Pour les extrèmes... Si Bayrou est élu, le F.N augmentera avec lui.

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06 février 2007

Quand José Bové donne rendez-vous

file_232374_46294  Il y a quelques jours nous nous demandions ce que voulait José Bové. Question naïve. Depuis le début, l’ex-syndicaliste paysan ne veut qu’une chose : se présenter à l’élection présidentielle. Son vrai-faux retrait du processus anti-libéral en novembre, l’orchestration de son retour via une pétition sur internet début janvier… tout cela n’était que péripéties. Un exemple ? Jusqu’à il y a trois semaines, Bové exigeait que Marie-George Buffet pour le PC et Olivier Besancenot pour la LCR se retirent de la course. Devant la fin de non-recevoir opposée par les deux candidats, la condition a été aussitôt levée.

  Candidat, donc, José Bové a fait une entrée en fanfare dans la campagne. Interviews télé, radio et percée dans les sondages quasi-simultanée… à 4% pour la Sofres, devant les quatre (!) candidats de l’extrême-gauche et Dominique Voynet.

  Les semaines à venir ne seront cependant pas forcément un long fleuve tranquille pour l’alter-mondialiste à moustache. Premier rendez-vous dès la nuit prochaine : avec les résultats des élections dans les chambres d’agriculture. Quel score pour la Confédération paysanne, dont est issu José Bové  ? Plus, ou moins que les 27% de 2001 ? Le rendez-vous certes n’est pas majeur, mais donnera une indication sur l’humeur d’un monde rural que José Bové veut (aussi) représenter.

  Deuxième rendez-vous, le jour J : mercredi 7 février. A 14h, la cour de cassation dira si elle confirme le jugement en appel de 2005 condamnant José Bové à quatre mois de prison ferme, pour fauchage de maïs OGM. A priori, il semble peu probable que le néo-candidat soit envoyé illico derrière les barreaux, même si la peine est confirmée. Via le jeu des procédures, l’exécution serait certainement repoussée à l’après-élection. La décision de la cour d’appel n’en est pas moins attendue avec une certaine impatience. A 19h30, premier meeting de campagne, à Aubagne. « Il s’agira de donner le ton, d’annoncer la couleur ; il y aura des nouveautés, c’est évident », assure un proche du candidat. Qui annonce un meeting festif, différent des habituelles réunions de campagne, avec musiciens et plasticiens.

  Et puis il y a la collecte des signatures. Affirmant disposer d’un matelas de 200 parrainages, Bové se dit confiant. « Je n’imagine pas une seconde ne pas réunir les 500 signatures », s’exclamait-il la semaine dernière. Un point sera fait toutes les semaines pour vérifier si la dynamique prend. Jusqu’au 11 mars, où les collectifs anti-libéraux doivent se réunir une dernière fois, avec le staff de campagne, pour décider une fois pour toutes d’y aller ou pas. Mais là aussi, José Bové affiche sa confiance. Pas question d’une candidature de témoignage à 2-3%. S’il s’est lancé promet-il, « c’est pour aller au bout ». Sera-t-il ponctuel au rendez-vous ?

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19 janvier 2007

Royal a un nouveau soutien

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Un appui de poids et une volonté partagée d'afficher leur union. La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi les socialistes à soutenir leur candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, à l'occasion de la visite de cette dernière dans le Nord. "Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du PS. On est tous derrière elle", a ainsi affirmé celle qui, pendant la campagne pour l'investiture du candidat socialiste, avait envisagé un temps de se présenter avant de préciser qu'elle ne soutiendrait pas Ségolène Royal.

  Toujours consensuelle, Martine Aubry a aussi appelé les socialistes à "laisser" Ségolène Royal "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur le parcours de la candidate. "Il faut laisser effectivement au candidat ses choix et son temps. On a suffisamment reproché à certains candidats, lors des dernières élections, de ne pas avoir été maîtres de leur campagne", a-t-elle insisté. "Ségolène Royal a choisi un style extrêmement particulier, un rapport aux Français qui n'est pas le rapport habituel de la politique (...), je crois qu'il faut non seulement le respecter mais s'y inscrire".

  Voilà qui devrait relancer Ségolène Royal et sa campagne tumultueuse...

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18 janvier 2007

La Montebourde


Le défaut de Ségolène : Hollande
Vidéo envoyée par INFOCOM-Net

Moi j'ai trouvé ça très drôle ! Pas Ségolène. Mais alors pas du tout.

Mercredi soir sur Canal +, on a demandé à Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, quel était le  défaut de Ségolène Royal. Il a répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon" (François Hollande), avant d'ajouter : "c'était pour rire". Denisot en est resté tout bête.
Se rendant compte que ça ne passerait vraiment pas, avant même de se prendre une volée de bois vert par le couple Royal-Hollande, il s'excuse et propose sa démission. Peine perdue.
Histoire de marquer le coup et de montrer à tout le monde qui est le patron, Ségolène Royal, le "suspend" pour un mois. A part son compagnon, je dirai pour ma part qu'elle a un autre défaut : le manque d'humour.

En attendant, Montebourg va pouvoir ruminer sur le banc de touche. Ça va être long pour lui d'attendre le prochain mercato et il risque même de ne pas jouer la finale... En tout cas, si la candidate socialiste est véritablement "colère", il lui faut à tout prix restaurer l'image d'une équipe de campagne soudée, tendue vers le but élyséen. François Hollande, lui, semble ne pas vouloir souffler sur les braises et qualifie de maladroite la boutade de Montebourg.

Dérapage, coup de sang ou rancoeur. Difficile de le dire aujourd'hui. Faudra penser à lui demander la prochaine fois dans les vestiaires.


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16 janvier 2007

Le petit livre rose

projetCannes, 11h, dans une librairie rue d'Antibes. Je regarde les bouquins sur le présentoir. Sexus Politicus, Comment choisir son candidat etc. Mon attention se focalise sur le rayon des "politiques", qui traitent des présidentielles.  Témoignages, Qui est Nicolas Sarkozy et j'en passe. Les livres avec pour sujet Nicolas Sarkozy prennent toute la place. Un raz-de-marée. Il y a en des dizaines. Soudain, j'aperçois un petit livret. Coincé entre deux énormes photos de Sarko, sa couleur rose attire mon attention. Je bouscule un peu le candidat UMP et heup, le livre est entre mains. Il fallait le chercher ! Tout de suite je reconnais le symbole du Parti socialiste. Sourire. C'est leur programme avec toutes les propositions. Depuis le temps que j'en entendais parlé. Il existe vraiment. Je suis rassuré.

Réussir ensemble le changement, le projet socialiste pour la France est son titre. Le "petit livre rose", comme certains le surnomment déjà (à cause de sa couverture fuschia), contient le projet tel qu'il a été entériné par les membres du parti en juin et ratifié  par une convention nationale.


  Le programme, en 100 pages, est divisé en quatre parties : "réussir le plein  emploi dans un développement durable", "l'égalité réelle", "refonder la  République", "faire réussir la France en Europe et dans le monde".

Et je peux vous le dire... Les socialistes ont un vrai programme de "développement solidaire". Le texte est même en ligne sur le Net. A lire...

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15 janvier 2007

Sarko schyzo !

39551Sarkozy a bien changé, comme il le répète à plusieurs reprises lors du discours. Beaucoup moins saccadés et brutals, ses gestes ont perdu en amplitude et gagné en sérénité. La voix est plus posée que d’habitude. Son discours aussi.

Sa stratégie est maintenant simple : émouvoir pour convaincre. Tout en voulant rester un homme de proximité. Alors après les références historiques à Chaban, la Shoah etc. Nicolas Sarkozy s'est déclaré homme du peuple. Presque un homme un gauche !!! Ce n'est pas un énarque et il compte bien en faire une force. Comme pour se sentir encore plus proche de ses électeurs.

Sarkozy s'est toujours  voulu rassembleur de la droite, jusqu’à l’extrême. Il s’adresse d'ailleurs sans complexe aux militants FN (il fait référence à Jeanne d’Arc et a tendance à stigmatiser les immigrés). Paradoxalement, il se réclame également d’une gauche qui ne se reconnaîtrait pas dans Ségolène Royale. Il n’hésite pas à citer Blum ou Jaurès. Son slogan "tout devient possible" a déjà été utilisé par les socialistes dans les 70's. Ce procédé traduit une stratégie duale : d’un côté on voit bien sa volonté de lisser son image et de contredire les sondages qui encore aujourd’hui montrent qu’il est inquiétant pour beaucoup de Français. D’un autre il maintient sa séduction sur l’extrême droite. 

On ne sait plus qui il est... serait il schyzophrène ?

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14 janvier 2007

Les niçois veulent-ils la peau de leur entraîneur ?


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Vidéo envoyée par ElMarlino

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  On peut se poser la question à l'issue de la défaite (1-0) contre Nantes. Qu'avons-nous vu ? Le retour de Fabien Barthez sur les terrains... Ah zut ! Il joue pour Nantes. Un but à la 90ème minute... La chance n'est toujours pas du côté des joueurs de l'O.G.C.N. Bon... Nice a eu aussi droit au retour de l'un de ses retraités : Lilian Laslandes. La classe ! Soyons sérieux. Les Niçois n'ont rien montré. Des joueurs sans envie à l'exception d'Abardonado, toujours aussi héroïque en défense.
Les autres ne se battent pas. Toujours figés. Toujours spectateurs. Toujours sans réactions face à l'adversaire. Toujours aussi maladroit devant les buts. Pas étonnant que le coach niçois, Frédéric Antonetti (notre photo), bout sur son banc. Car lui, à l'inverse de ses joueurs (absents) vit vraiment le match. Il vibre, rage, arrangue, gesticule, encourage à chaque action. Il sourit à chaque but -aussi peu nombreux qu'ils soient-. Oui, il fait le bonheur des caméras. Oui, il est imprégné des couleurs rouge et noir.

Joueurs, prenez exemple sur votre entraîneur. Battez-vous !

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Le (pseudo) couronnement de Sarkozy

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Ce dimanche, j'aurais préféré laisser ma télé éteinte. J'ai vu quelque chose qui ma énervé pour la journée : le sacre de Sarko, en direct sur I-télé. Un sacre à la soviétique ! Candidat unique, plus de 98% des suffrages. Car c’est bien un score de plébiscite. En choisissant de verrouiller le calendrier et d’éliminer les adversaires potentiels du « nain », les sarkozystes ont fait le choix de la ringardisation politique. Le retour au début du XXème siècle avec les fausses élections du régime communiste. Les socialistes –même avec leurs débats stériles- ont joué le jeu de la démocratie et ont eu le choix entre trois politiques bien distinctes.

Pour moi, Sarkozy ne sort pas grandi –et il en aurait besoin- de son show. Le grand gagnant c’est Jacques Chirac. Tout au long de sa pseudo campagne pour l’investiture, Sarko a « tué les hommes du président », Dominique de Villepin en tête. En réponse, le clan chiraquien a encore une fois montré que ce n’était pas aux vieux singes que l’on apprend à faire la grimace. En se retirant de la course, (sous les conseils de Chirac ?) Michèle Alliot Marie a offert le champ libre à Nicolas Sarkozy. Mais elle l’a surtout laissé seul face à ce score ridiculeusement élevé. 98% ! Ce qui retient particulièrement mon attention c’est l’abstention : environ 30%. Grosso-modo, il n'a obtenu que 70% des voix de son parti, soit un peu plus de Ségolène Royal avec deux adversaires. La preuve que Sarkozy ne fait pas l’unanimité à l’UMP. Et cela m’a rassuré. Il faut dire que cette foule en liesse, toute acquise à la cause de leur « héros » m’a fait peur. De réels fanatiques.
Fort heureusement beaucoup de militants UMP ont suivi le comportement de Dominique de Villepin. En déclarant compter s’abstenir, le Premier ministre ne fait que contester un mode de désignation sans démocratie. Ils le feront sur celui de l’informel, des petites phrases, et des coups bas dans l’ombre des couloirs des ministères, de l’assemblée et de la rue de la Boétie.

Mais tout celà, la "grande famille rassemblée" se refuse d’y penser aujourd’hui. La journée est trop belle. 80 000 militants. 8 TGV réquisitionnés pour l’occasion. Le parc des expositions de la porte de Versailles pour la journée. Show must go on ! Et du show, on a pu en avoir toute cette journée de dimanche du côté de la Porte de Versailles. Pour 3,5 millions d’euros, il y’avait en effet de quoi s’amuser. Avant l’entrée en scène de la star du jour, les personnalités de droite se sont succédées sur la scène afin d’encenser Sarkozy. « Il est grand, beau, fort, intelligent… ». Avec en cerise sur le gâteau, l’intervention de Jean-Pierre Raffarin qui « a accusé la gauche » de tout et n’importe quoi pendant un bonne demi-heure. De François Fillon à Alain Juppé, la "magie du rassemblement" a effectivement opéré, mais qui veut bien encore y croire ? Un Edouard Balladur amorphe dans le public, une Michèle Alliot-Marie « fausse », des élus peu enthousiastes…

Et puis il y’a eu le discours de Nicolas Sarkozy, débutant par une séquence émotion. Valérie Pécresse en retient encore ses larmes... Nicolas Sarkozy panthéonisé par une mascarade d’élection tutoie les grands de ce monde, de De Gaulle à Jaurès en passant par John F. Kennedy. Bref, un grand numéro d’illusionniste nous aura été livré en ce dimanche 14 janvier.

L’UMP nous a inventé la prestidigitation en politique, attention à la gueule de bois...

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13 janvier 2007

Décryptage de l'interview de Peyrat

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Jacques Peyrat nous a livré hier une interview très intéressante. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé chez tous les élus locaux. Beaucoup de choses à dire et surout à contredire. Bref du Peyrat tout craché...

  Tout  d'abord, le maire de Nice semble plus déterminé que jamais. Il se présentera aux municipales même sans l'investiture de son parti. Peyrat semble plus isolé que jamais. Sous l'impulsion des deux Patrick (Allemand et Mottard), l'opposition semble tout prêt de remporter la mise et faire basculer la ville à gauche. Ce serait historique. Mais selon plusieurs rumeurs, l'UMP est très attaché à la ville de Nice. Elle pourrait donc lui préféré Christian Estrosi, président du consei général 06 et proche de Sarkozy.

Tiens Sarkozy.... parlons-en. Selon Peyrat, ce n'est pas le meilleur candidat de la droite. Apprécirait-il mal son recentrage politique ? Il le soutiendra malgré tout. Mais quand il s'agit d'un éventuel second tour Royal/Le Pen, le maire de Nice retrouve sa vraie nature. "Chassez le naturel, il revient au galop" disait le dicton. Peyrat, ancien du FN est un opportuniste. S'il s'est rapproché du RPR puis de l'UMP, c'était seulement pour avoir une chance d'avoir Nice. Jacques Peyrat est et restera un être violent. Il le rappelle en menaçant publiquement Rudy Salles (ndlr "Il va en faire les frais")

Mais Jacques Peyrat ne s'arrête pas là. Outre ses réglement de compte avec les autres politiques -qui peuvent être de bonne guerre- il s'aventure sur un terrain plus glissant : Eric de Montgolfier. Grosse erreur. En l'insultant ouvertement dans Nice-Matin, il ne serait pas étonnant que le célébre procureur niçois, bourreau de travail, ne cherche encore une petite bête dans les affaires du maire...

Peyrat, fais attention à toi...

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12 janvier 2007

Quand Peyrat s'adresse aux médias

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Jacques Peyrat a encore perdu une occasion de se taire... Comme chaque année, le maire de Nice s'est confié au journal Nice-Matin. Sans concession. Il y évoque la "priorité", la présidentielle mais aussi les prochaines municipales auxquelles il sera candidat quoiqu'il arrive. A travers cette interview, Jacques Peyrat confirme tout ce que je pensais de lui : c'est un des rares hommes politiques à ne pas avoir la langue de bois.
Morceaux choisis :

Nicolas Sarkozy
"C'est un candidat solide. Pas forcément le meilleur."

Un second tour Le Pen/Royal
"Je ne voterai jamais socialiste. Jamais je ne pourrais voter marxiste même sous la torture. [...] mais je ne m'abstiendrai pas. Je ne suis pas un lâche. Je voterai donc pour le deuxième candidat de la droite. je ne vais tout de même pas cracher sur ceux qui appartiennent à ma famille."

Les municipales 2008
"Je serai candidat. Je ne conçois pas un instant d'être privé de l'investiture de mon parti."

Ses adversaires aux municipales (Patrick Allemand, Patrick Mottard, Rudy Salles)
"Je n'ai pas un naturel agressif. Quand on me donne une gifle, j'ai plutôt tendance à en administrer une en retour. Rudy Salles en fera les frais. [...] On ne choisit pas son adversair, on le subit."

Eric de Montgolfier, procureur de Nice
"Il y a un axe anti-Peyrat entre la gauche et le procureur. Montgolfier est un raminagrobis qui cherche partout la petite souris."

Une véritable interview vérité ! Des attaques cinglantes et des confessions parfois intimes.

A demain pour un décryptage de ce discours...

Posté par Damien Allemand à 17:29 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

A propos du phénomène Ségolène Royal

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  Qui se souvient d'un fait marquant ayant propulsé Ségolène Royal sur le devant de la scène ? Qui se souvient depuis quand est-elle la favorite des français ? D'où lui vient son incroyable popularité ? Peut-on dire qu'elle n'est qu'une pure création des sondages et des médias ?

  La notoriété médiatique de Ségolène Royal est le résultat de plusieurs facteurs. D'une part, le contexte général lui est plus que favorable. La droite, au gouvernement depuis 2002, accumule les bourdes (émeutes, CPE, Clearstream...) et multiplie les conflits internes. Et oui, Sarkozy veut éliminer ses concurrents un à un pour l'investiture UMP. Les français sont las de leur manière de gouverner et cherchent quelque chose de nouveau.
  De son côté, Ségolène Royal a su habilement mettre à profit, le problème de la participation des femmes en politique au niveau le plus élevé. Et tout cela, au moment où les électeurs ont besoin d'un changement des "têtes d'affiche" de la vie politique. A gauche, fini les "dinosaures" (ndlr : DSK, Fabius...). Aahh... la parité... 

  Si le phénomène Ségolène Royal n'est pas réductible à une pure création médiatique, on ne peut pas dire pour autant qu'elle ne doit rien aux médias. Un des médias (dont je tairais le nom) a commencé à parler avec insistance de la présidente de la région Poitou-Charentes. A partir de ce moment, ce fut l'effet boule de neige dont on parle souvent en économie. Les autres médias se sont emparés du sujet. Chacun ne voulant pas être en reste par rapport à l'autre s'agissant d' un sujet qui fait vendre... De plus, la presse aime bien les affrontements binaires, portés par des "people". Et avec le couple Ségo/Sarko, elle a été servi...

Phénomène médiatique ou pas, Ségolène Royal est  aujourd'hui la seule capable de battre Nicolas Sarkozy dans les sondages... avant un sacre historique.

Posté par Damien Allemand à 15:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 janvier 2007

Bayrou s'en prend aux médias


Quelques vérités
Vidéo envoyée par Nibla

Il avait raison. Robert Charvin, notre professeur de droit à l'IUT de journalisme, nous a rabaché toute l'année que les "médias exerçait une bipolarisation au profit de deux candidats". Ses propos ont été confirmés par François Bayrou. Lors de ses voeux à la presse, le candidat UDF a tiré à boulets rouges sur les grandes puissances médiatiques. Surtout TF1 et France 2. Il leur reproche de se focaliser sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Aussitôt, les autres "petits" candidats, Corinne Lepage en tête, mais aussi Dominique Voynet et Marie-George Buffet se sont également plaints de ce traitement de faveur.

  François Bayrou a entamé une croisade contre les médias détenus par de grands groupes industriels, comme TF1, qu'il accuse de vouloir influencer les français vers une choix "préfabriqué", au détriment des autres candidats. "Nous ne cederons pas à votre matraqage !" s'est emporté François Bayrou.

D'ailleurs, Bayrou ne s'est pas géné pour dire, en personne, ce qu'il pensait de la chaîne à Claire Chazal...

Bayrou s'est lâche en sortant à Claire Chazal, en direct sur le JT de 20H de TF1, quelques vérités bien placées sur la petite famille du monde industrialo-politico-médiatique... Bravo à lui pour avoir fait preuve de courage  en s'attaquant au coeur d'un des grands problèmes actuel : le système médiatique et politique Français aux mains du "Capital".

Posté par Damien Allemand à 21:26 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

09 janvier 2007

C'est parti !

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  Eh oui, cette fois la campagne est bien lancée. C’est le marathon qui a servi de rampe de lancement …

Trois petits tours  au siège officiel de sa campagne, le temps d’adresser ses vœux aux français, et Ségolène Royal s’en est allée... en Chine.

  Les images de la «  Dame Blanche » sur la  Grande Muraille étaient belles à tomber. Après son voyage -controversé- au Proche-Orient, la candidate socialiste aux présidentielles continue en Chine sa quête de stature internationale. Indispensable pour un président. Elle est d'ailleurs reçu comme un chef d'Etat. Un signe avant coureur ? Une femme présidente : cela nous ferait quand même du bien ! En Chine, Ségolène Royal parle avec conviction à ses interlocuteurs et propose des solutions (d'avenir) si elle est élue. Quelques hics : là bas, le blanc est la couleur du deuil !!! Et Ségolène nous sort des phrases incompréhensibles. « Comme le disent les Chinois, qui n’est pas venu à la Grande muraille n’est pas un brave. Mais qui vient acquiert la bravitude. » Au lieu de courage ??? Bravo aux conseillers en communication !

En France ses amis socialistes se languissent et attendent un signe de la candidate... Laurent Fabius le  lui a  fait savoir de vive voix  devant le micro de RTL... Pendant ce temps, Ségo continue sa quête de la "présidencitude" de la République française...

  A droite, c’est l ‘empoignade à propos du rassemblement autour de Nicolas Sarkozy. Le président de l’UMP rêve d’une union sans faille  derrière le (lui) candidat investi par le mouvement. Dominique de Villepin plaide pour la diversité , une addition des forces... une théorie qui ne passe pas du tout auprès de l’immense majorité des députés UMP. Quant au président de l’Assemblée, Jean Louis Debré, il veut, se donner le temps, avant de s’engager et travailler jusqu’à la fin de la session parlementaire. Il devrait d’autant moins  s’engager,  s’il est nommé à la présidence du Conseil Constitutionnel par le Président de la République le 3 mars prochain... Ce serait alors Patrick Ollier, vice-président UMP, qui assurerait l’expédition des affaires courantes jusqu’aux législatives, dans l’espoir sans doute d’occuper le perchoir si la majorité actuelle  est reconduite ….

  La bataille est lancée et fera rage jusqu'au 6 mai...

Posté par Damien Allemand à 12:24 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

08 janvier 2007

Le pouvoir de la tente

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A part les tentes Quechua (sous Décathlon), qui n'ont jamais eu autant de pubs qu'en ce moment d'ailleurs, où est l'image de marque de la ville de Nice dans cette affaire de SDF ? C'est sûr que pour notre maire Jacques Peyrat, les vingt bivouacs sur les galets de la promenade des Anglais "font tâches".  Alors que toute la France est prise d'un élan de sympathie envers les enfants de Don Quichotte, Nice fait de la résistance. Aucun traitement de faveur. La mairie les a même chassée des jardins Albert Ier où ils avaient initiallement pris refuge.

C'est quand même bizarre... Tous les élus, qu'ils soient de droite ou de gauche, se sont vite emparés du phénomène. Sûrement de la récupération politique. "Il faut s'occuper des sans-abri". Tout le monde avait ces mots sur les lèvres.L'apogée furent les voeux de Jacques Chirac avec son droit opposable au logement. Et c'est bien ! Seule exception : Nice. Même Augustin Legrand, fondateur du mouvement semble les bouder. Il ne les tient jamais au courant des décisions prises dans la capitale. Les Don Quichotte niçois se sentent délaissés au point qu'ils s'interrogent sur une éventuelle prise d'indépendance.

  Augustin Legrand, un des fondateurs des Enfants de Don Quichotte a semblé satisfait des promesses faites par le Premier ministre Villepin et le ministre de la cohésion sociale Borloo. Le démantèlement progressif des tentes a même déjà commencé. A Nice, les porte-parole estiment que le démontage des bivouacs n’est pas d’actualité. Le campement s’organise peu à peu ; outre le nombre d'abris, une grande tente servant de point de rassemblement a été léguée par Emmaüs, des tables ont été installées, des couverts ont été dénichés, etc. Bref, le SDF du mouvement ne déménageront pas de si tôt.

  L’avenir du mouvement de Nice dépendra des annonces qui seront faites au niveau des institutions locales, mais surtout des actions qui seront mises en place par ces mêmes institutions en collaboration avec les acteurs de terrain. Il dépendra aussi de la médiatisation, constante ou non, qui sera faite de cette dynamique. Et Nice-Matin ne semble pas décider à leur accorder cette faveur. Les articles qui leurs sont consacrés sont de plus en plus petits.

  Beaucoup de gens ont dit que Don Quichotte était un mouvement de bobos.  Mais ils ont réussi à placer ce problème au coeur des débats et arriver à leur faim. Ce serait dommage qu'il y ait une exception niçoise...

Posté par Damien Allemand à 16:02 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

07 janvier 2007

Merci monsieur Jacquet

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Il a décidé de se retirer du monde du football. Aimé Jacquet n’est plus le salarié de la fédération depuis le 31 décembre. Le sélectionneur des bleus 98 est parti à la retraite au moment où le président de la République l’a élevé au rang d’officier de la légion d’honneur. Aimé Jacquet tire sa révérence sans un  mot, sans un entretien... Le journal l’Equipe -qui lui fit tant de tort par le passé- lui a rendu hommage mais le champion du monde n’a accordé aucune interview. Les télévisons, les radios l’ont sollicité. Aimé Jacquet est resté muet. Il ne commentera pas son départ.

  L’élégance, la discrétion, l’humilité sont des valeurs d’autrefois. Ce sont également les siennes. Aimé Jacquet est un homme à l’ancienne. Il fuit les cocktails, il déteste les mondanités, il méprise les réseaux... Jacquet a réussi seul, contre tous. Quand le tout Paris ricanait de ses déboires lors des matchs amicaux, il travaillait. Quand les beaux esprits raillaient son accent du terroir, il ignorait. 13 juillet 1998, quelques minutes avant le journal de 20 heures que présentait PPDA en direct du Lido. Aimé Jacquet parlait : « ils m’ont pris pour un petit ajusteur…  Parce qu’ils maîtrisent la langue, il se sont crus tout permis… Je ne leurs pardonnerais jamais. » Ils ? Pêle-mêle : les arrogants, les donneurs de leçon, les messieurs je sais tout, les sûrs d’eux mêmes, les vaniteux, les cuistres. La blessure ne se refermera jamais. « Ils m’auraient lynché si je n’avais pas réussi. Jamais je ne pardonnerais. » 8 ans plus tard, Aimé Jacquet n’a  pas oublié. Les lauriers appartiennent au passé et aucun sportif n’a le droit de s’asseoir dessus. Telle fut l’exigence d’Aimé Jacquet, champion du monde à jamais :  c’est plus fort que tout.

  Merci Aimé, d'avoir écrit une des plus belles pages du sport français...

Posté par Damien Allemand à 08:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]