30 décembre 2006
ISF : Impôt Sur les Fouines
L'ISF fait beaucoup parler de lui en ce moment. Il est vrai que le départ en Suisse de Johnny puis les déclarations de François Hollande ont mis cet impôt méconnu au coeur de l'actualité. Alors faut-il garder l'ISF ?
L'ISF, de son vrai nom Impôt de Solidarité sur les grandes Fotunes a été créé en 1988 par le gouvernement Rocard. C'est un impôt annuel, calculé sur l'ensemble du patrimoine des ménages, supérieur à 720 000 euros annuel. Il comprend par exemple la résidence principale mais il exclut l'outil de travail comme l'entreprise pour un entrepreneur. Ce sont ces exonérations des biens professionnels qui constituent un véritable scandale. Elles permettent aux plus fortunés d'échapper à la taxation de l'ensemble des richesses car les objets d'art, les actions en bourse et les droits de propriétés industrielles font bien parti du patrimoine de leur propriétaire. Ils devraient donc rentrer dans les critères d'imposition.
L'ISF est un impôt qui coûte peu à collecter, les imposables se déclarant tout seul. C'est donc un une taxe rentable. Quoique... Avec 300 000 foyers assujettis, il ne représente qu'1% des recettes fiscales de l'Etat. C'est qu'il ne doit pas être si élevé... Pourtant chaque année, c'est plus de 350 fortunes qui partent vers l'Etranger. Surtout en Belgique et en Suisse. Avec 15 milliards d'euros dans les poches pour 6 mois et un jour. Pour l'administrations, les causes de ces expatriations en série sont exclusivement fiscales. Ces départs induisent un manque à gagner. D'autant plus inadmissible que les expatriés, qui en général reviennent les 6 autres mois de l'année en France, profite alors du service public français, comme l'assurance maladie.
Ce sont eux les "vrais clandestins" de la France ...
29 décembre 2006
Vie privée, vie publique
Plus de micro, ni d'oreillettes... encore moins de plateau. Marie Drucker a pris l'initiative de renoncer à présenter le Soir 3 le temps de la campagne électorale. Les causes de son congé ? Sa vie privée.
A l'occasion d'un week-end en amoureux, un photographe a "shooté" la journaliste au bras d'un ministre du gouvernement. François Baroin pour ne pas le citer. "J'exerce mon métier en toute indépendance et je tiens par dessus tout, comme je l'ai toujours fait, à séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle." se justifia-t-elle. Il ne fallait pas que son impartialité, son objectivité de journaliste puissent être mises en doute par un public attentif et un Patrick de Carolis très exigeant sur ce sujet.
A l'instar de Béatrice Schönberg (Jean-Louis Borloo), Anne Sinclair (DSK) et Christine Ockrent (Bernard Kouchner), Marie Drucker en veut pas être accusée de complaisance avec le camps de son mec. Bravo pour l'éthique ! Pourtant dans la charte des journalistes, il est nullement mentionné qu'il est interdit d'entretenir une relation quelle qu'elle soit avec un politique. Non ? C'est toujours la journaliste qui renonce momentanément à son métier. Jamais le politique...
28 décembre 2006
Les différences Gauche/Droite (selon Charlie Hebdo)
Voici un extrait de l'éditorial de Philippe Val (notre photo) dans le Charlie Hebdo du 25 décembre. Bon, c'est un peu cliché mais cela fait tellement de bien de lire ces mots...
"[...] Pour être de "droite", il suffit de se laisser aller. C'est une pente. Nos idées vont forcément un jour ou l'autre se coller au papier collant où s'agglutinent leurs consoeurs. Etre de "gauche" et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Cela demande de penser son propre désir, et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou c'est non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite. Etre de gauche, ou d'une droite respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain... C'est surtout être moins con. C'est penser le phénomènes dans leur histoire, et n'approuver que les décisions politiques aui, à terme, ne rendent impossible ni le progrès des libertés ni l'amélioration du "vivre ensemble". Dire par exemple que le Front national c'est mal, ne suffit pas. Il faut comprendre comment ça fonctionne et démontrer et démontrer pourquoi c'est aberrant. [...]"
No comment...
27 décembre 2006
Agnelet repart pour un tour !
Décidemment, Jean-Maurice Agnelet n'aura jamais la paix ! Acquitté la semaine dernière pour le meutre d'Agnès Le Roux, cet ancien avocat sera rejugé. Mais pourquoi un tel "acharnement judiciaire" ? Mis hors de cause au terme d'un procès fleuve (quatre semaines !), il devra comparaître devant une autre cour d'assises... surement celle d'Aix-en-Provence.
Cette décision paraît logique sur le fond : Pierre Cortès, l'avocat général du procès, avait requis vingt ans de réclusion criminelle à l'encontre d'Agnelet. Cortès a donc fait le forcing pour obtenir un nouveau procès. Sans doute pour ne pas voir tous ces efforts réduit à néant par "une bande d'incultes" (ndlr : les jurés selon Pierre Cortès).
Quelle issue pour ce nouveau procès ? Sans retournement de situation ou fait extraordinaire, Agnelet sera de nouveau acquitté. Le dossier constitué par la partie civile sera le même, sans aucun nouvel élément. Et comme le doute profite à l' accusé...
Agnelet n'a-t-il pas le droit de profiter de la fin de sa vie. Il a gagné tout ces procès, démontre un force de caractère impressionante, ne craquant jamais. Si c'est lui l'assassin , il n'avouera pas. Bien trop malin le monsieur. Alors à quoi bon rejouer la même scène que celle du tribunal de Nice.
Réponse début 2008...
26 décembre 2006
A qui profite la vague d'inscription ?
Ségo, Sarko, Le Pen, Bayrou... Bien malin qui peut le dire. D'ailleurs, personne ne s'aventure dans une explication politique de cet engouement civique. Pas même les médias.
On peut penser que Sarko a perdu la bataille des banlieues. Il est peu probable qu'un jeune des cités donne sa voix à celui qui l'a traité de "racaille". La banlieue tient responsable le ministre de l'Intérieur pour les émeutes. Elle ne votera pas pour lui.
Ensuite, les français qui n'ont jamais voté. Forcément, on a envie de leur dire que c'est louable de participer au débat. Certains ont leur choix déjà arrêté. D'autres hésitent encore. Ce sont ceux-là que les présidentiables doivent convaincre.
Mais pourquoi une telle vague d'inscription ? Le traumatisme de 2002 ? Une prise de conscience collective pour participer au débat ? Les émeutes de l'année dernière sont certainement le déclencheur. Désormais dans les banlieues, c'est devenu "in" de voter. La honte, c'est aujourd'hui pour ceux qui n'y vont pas. "AC le feu", "Un temps pour nous"... Ce chamboulement dans les mentalités ont le doit aux collectifs. Ils ont réussi à convaincre les "banlieusards" de devenir des citoyens à part entière en donnant leur voix. Certains disent que c'est du lobbying. Mais distribuer des tongs sur les plages, qu'est-ce que c'est ?
On ne connaîtra les chiffres définitifs des inscrits qu'en mars. Mais pour l'instant, tout les candidats espèrent secrétement que les "nouveaux" voteront pour eux.
24 décembre 2006
Cette fois, on y est...
... Dans la zone rouge. Plus d'excuses... Même si l'arbitrage a amputé l'O.G.C Nice de quelques points en débuts de saison, les hommes en noir ne sont pas les responsables. Que dire alors... sinon qu’on ne sait plus à qui attribuer ces résultats défavorables. Tous les joueurs sont discutables et discutés dans les bistrots. Notamment les recrues. Comment peut-on débourser 4 millions d'euros pour un joueur comme Moussi-loupe... Pardon c'est Moussilou qu'il s'appelle. Claude Puel, son ancien entraîneur, est loin d'être bête. S'il la lâché aussi facilement, c'est bien qu'il avait une raison. "Il est nul !" comme le disent les supporteurs. Avec 4 millions d'euros, on aurait pu en avoir des bons ou prometteurs joueurs de L1 (Gomis de Saint-Etienne, Ziani l'ancien meilleur joueur de L2...)
On nous promet l'Europe, un Grand Stade... une belle équipe nous suffirait. Les objectifs fixés en début de saison s'effacent un à un. Les supporteurs n'ont plus que les souvenirs des années précédentes pour espérer. Mais la relégation s'approche... Très vite.
Frédéric Antonetti a annoncé à l’issue du match de nouvelles résolutions et des bouleversements pour 2007, "je prendrais mes responsabilités". Va-t-il partir ? C'est peut-être la solution.
+++ En bonus les photos du déplacement au Parc des Princes, signées Fabrice, envoyé spécial à Paris. Cliquez ici.
23 décembre 2006
Voilà c'est fini...
"La cabane est tombé sur le chien" comme dirait l'autre... Le Grand Stade de Nice a reçu le coup de grâce, le coup final. Le projet Cari est tombé sur un adversaire plus fort : la justice administrative. La décision annulant toute l'opération a été rendue hier après midi (voir articles précédents). Sans grande surprise.
Et maintenant ? L'aménageur a déjà dit qu'il ne ferait pas appel. La Ville non plus. Tout le monde veut passer à autre chose et vite. Mais alors, comment rebondir ?
Jacques Peyrat a encore trois options :
- Racheter au groupement Cari-Spada les études, les plans et se contenter de faire un appel d'offres afin de trouver un simple constructeur. C'est la solution la plus compliquée.
- Tout recommencer à zéro : relancer donc une nouvelle procédure de délégation de service public. C'est la solution la plus longue.
- Concéder un bail de 75 ans à un opérateur privé qui assumerait la construction du stade. C'est la plus simple.
22 décembre 2006
Le projet Ikéa gagne du terrain
Après moults remous (voir pages_politiques Meltin'Post), c'est une première victoire pour le géant du meuble suédois. Les trois commissaires chargés de mener, entre sepetmbre et octobre, l'enquête publique pour l'implantation ou non de l'espace commercial "Family Village" à Mougins, ont rendu leurs premières conclusions... favorables à 80% !!!
Aujourd'hui, et même si les résultats de l'enquête publique vont dans le sens du projet, ils n'ont qu'un avis consultatif. Reste maintenant à passer l'étape de la commision départementale d'équipement commercial. C'est une phase décisive pour ce genre d'implantation de grande envergure. Justement, un conseiller général PS m'a fourni les conclusions. Extraits :
Tout d'abord, avant les résultats, la commission a soumis des propositions d'amélioration au projet. "L'allongement des bretelles de la sortie d'autoroute", "la création de passage inférieur au niveau du rond-point du Tiragon", "le raccordement du site à la PCG (pénétrante Cannes-Grasse) par le Sud et non pas par la sortie existante, ainsi que la création d'un accès différent pour le pôle et les activités déjà existantes sur le site", "l'aménagement à 3 voies de la RD409" en font partie.
Suivent les conclusions de la commission d'enquête :
"Le projet est conforme aux règle d'Urbanisme en vigueur et compatible avec les orientations du SDEC 06 [...] Compte tenu de ce qui précéde la Commision émet : UN AVIS FAVORABLE (sous réserves)".
Les conditions sont :
- la construction d'un carrefour giratoire entre la RD 409 et l'ex RN 85,
- la sécurisation du site,
- l'aménagement du carrefour Tiragon avec création d'un mini-tunnel, dans le sens sortie du pôle ver la PCG,
- l'aménagement entre le carrefour du Tiragon et le carrefour RN 85-RD 409 intégrant les déplacements en modes doux (pistes cyclabes...)
- la création d'une navette assurant la liaison gare SNCF/pôle commercial
Bref, beaucoup de travaux en perspectives pour un coût total de plus de 20 millions d'euros... au lieu de 4. Pas sur qu'ALTAREA, la société chargée des travaux, prennent le risque d'investir autant...
On a pas fini d'entendre parler d'Ikéa...
21 décembre 2006
Acquitté !
La cour d'assises des Alpes-Maritimes a acquitté l'ancien avocat Jean-Maurice Agnelet, jugé pour l'assassinat de son ancienne maîtresse Agnès Le Roux, disparue sans laisser de traces en 1977. L'accusation avait requis une peine de 20 ans de réclusion. La défense avait plaidé l'acquittement.
Ce verdict marque la fin d'une des plus grandes énigmes de Nice. Mélange de mafia, de corruption, de sexe... cette histoire a passioné les foules. Qu'est devenue Agnès Le Roux ? "Ils ont coulé son corps dans le piliers de l'autoroute !" ou encore "L'aéroport de Nice est construit sur elle !"... les hypothèses les plus folles ont circulé à propos de la mort de l'héritière du palais de la Méditerranée. Une chose est sûre pour l'opinion : c'est Agnelet le coupable ! Mais voilà... La justice a en décidé autrement. Agnelet repart comme il est venu au tribunal : libre. Les Niçois ne connaîtront jamais la vérité.
Jean-Maurice Agnelet a peut-être commis le crime parfait...
20 décembre 2006
Jean-Maurice Agnelet : à double face
C'est l'histoire d'un mot. Un mot d'adieu à la vie, signé Agnès Le Roux, et retrouvé dans son appartement désert à la Toussaint 1977. Dix mois plus tard, lors d'une perquisition au domicile d'Agnelet, une photocopie de ce mot est retrouvé. Des enregistrements de ses conversations téléphoniques avec sa maîtresse sont également découverts. Les questions s'enchaînent. Agnelet a-t-il placé ce mot d'adieu chez Agnès pour faire croire à son suicide ? Pourquoi garde-t-il ces documents (compromettants) chez lui ?
Pour la première fois, un document le relie directement à la disparition de l'héritière du palais de la Méditerranée. Inculpé ? Ecroué ? Complicité ? Rien de cela. Le juge Bouaziz, chargé du dossier au moment des faits en reste là. Agnelet repart libre. Il a eu un sacré bol. Plus tard, il s'expliquera : Agnès lui aurait passé ce mot, après une tentative de suicide.
De toute manière, l'enquête a été ratée. Déjà, elle a démarré tardivement. Et pour cause : la plainte de la famille Le Roux pour séquestration n'est arrivée que quatre mois après la disparition. Ensuite, Agnelet aurait bénéficié des faveurs et largesses des enquêteurs : il notait les questions et ses réponses qu'il dictait au policier sur un cahier. Pour mieux se rappeler de ce qu'il avait dit ?
Accablant ou insuffisant ? On peut tout interpréter dans un sens ou dans un autre. L'enquête ne tient finalement que sur le comportement curieux d'Agnelet. L'homme a une personnalité troublante. La voix douce, une veste à carreaux et un col roulé qu'il ne quitte jamais, Agnelet apparaît comme un homme à femmes. Radié du barreau, cet ancien avocat a un passé plutôt crapuleux, mélé de corruptions et de mensonges. Il semble convaincu de la disparition définitive d'Agnès, ne s'inquiétant jamais de son sort, de son silence. Trop sûr de lui ? Ou innocent ? Verdict demain...










