19 janvier 2007
Royal a un nouveau soutien
Un appui de poids et une volonté partagée d'afficher leur union. La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi les socialistes à soutenir leur candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, à l'occasion de la visite de cette dernière dans le Nord. "Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du PS. On est tous derrière elle", a ainsi affirmé celle qui, pendant la campagne pour l'investiture du candidat socialiste, avait envisagé un temps de se présenter avant de préciser qu'elle ne soutiendrait pas Ségolène Royal.
Toujours consensuelle, Martine Aubry a aussi appelé les socialistes à "laisser" Ségolène Royal "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur le parcours de la candidate. "Il faut laisser effectivement au candidat ses choix et son temps. On a suffisamment reproché à certains candidats, lors des dernières élections, de ne pas avoir été maîtres de leur campagne", a-t-elle insisté. "Ségolène Royal a choisi un style extrêmement particulier, un rapport aux Français qui n'est pas le rapport habituel de la politique (...), je crois qu'il faut non seulement le respecter mais s'y inscrire".
Voilà qui devrait relancer Ségolène Royal et sa campagne tumultueuse...
18 janvier 2007
La Montebourde
Le défaut de Ségolène : Hollande
Vidéo envoyée par INFOCOM-Net
Moi j'ai trouvé ça très drôle ! Pas Ségolène. Mais alors pas du tout.
Mercredi soir sur Canal +, on a demandé à Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, quel était le défaut de Ségolène Royal. Il a répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon" (François Hollande), avant d'ajouter : "c'était pour rire". Denisot en est resté tout bête.
Se rendant compte que ça ne passerait vraiment pas, avant même de se prendre une volée de bois vert par le couple Royal-Hollande, il s'excuse et propose sa démission. Peine perdue.
Histoire de marquer le coup et de montrer à tout le monde qui est le patron, Ségolène Royal, le "suspend" pour un mois. A part son compagnon, je dirai pour ma part qu'elle a un autre défaut : le manque d'humour.
En attendant, Montebourg va pouvoir ruminer sur le banc de touche. Ça va être long pour lui d'attendre le prochain mercato et il risque même de ne pas jouer la finale... En tout cas, si la candidate socialiste est véritablement "colère", il lui faut à tout prix restaurer l'image d'une équipe de campagne soudée, tendue vers le but élyséen. François Hollande, lui, semble ne pas vouloir souffler sur les braises et qualifie de maladroite la boutade de Montebourg.
Dérapage, coup de sang ou rancoeur. Difficile de le dire aujourd'hui. Faudra penser à lui demander la prochaine fois dans les vestiaires.
16 janvier 2007
Le petit livre rose
Cannes, 11h, dans une librairie rue d'Antibes. Je regarde les bouquins sur le présentoir. Sexus Politicus, Comment choisir son candidat etc. Mon attention se focalise sur le rayon des "politiques", qui traitent des présidentielles. Témoignages, Qui est Nicolas Sarkozy et j'en passe. Les livres avec pour sujet Nicolas Sarkozy prennent toute la place. Un raz-de-marée. Il y a en des dizaines. Soudain, j'aperçois un petit livret. Coincé entre deux énormes photos de Sarko, sa couleur rose attire mon attention. Je bouscule un peu le candidat UMP et heup, le livre est entre mains. Il fallait le chercher ! Tout de suite je reconnais le symbole du Parti socialiste. Sourire. C'est leur programme avec toutes les propositions. Depuis le temps que j'en entendais parlé. Il existe vraiment. Je suis rassuré.
Réussir ensemble le changement, le projet socialiste pour la France est son titre. Le "petit livre rose", comme certains le surnomment déjà (à cause de sa couverture fuschia), contient le projet tel qu'il a été entériné par les membres du parti en juin et ratifié par une convention nationale.
Le programme, en 100 pages, est divisé en quatre parties : "réussir le plein emploi dans un développement durable", "l'égalité réelle", "refonder la République", "faire réussir la France en Europe et dans le monde".
Et je peux vous le dire... Les socialistes ont un vrai programme de "développement solidaire". Le texte est même en ligne sur le Net. A lire...
15 janvier 2007
Sarko schyzo !
Sarkozy a bien changé, comme il le répète à plusieurs reprises lors du discours. Beaucoup moins saccadés et brutals, ses gestes ont perdu en amplitude et gagné en sérénité. La voix est plus posée que d’habitude. Son discours aussi.
Sa stratégie est maintenant simple : émouvoir pour convaincre. Tout en voulant rester un homme de proximité. Alors après les références historiques à Chaban, la Shoah etc. Nicolas Sarkozy s'est déclaré homme du peuple. Presque un homme un gauche !!! Ce n'est pas un énarque et il compte bien en faire une force. Comme pour se sentir encore plus proche de ses électeurs.
Sarkozy s'est toujours voulu rassembleur de la droite, jusqu’à l’extrême. Il s’adresse d'ailleurs sans complexe aux militants FN (il fait référence à Jeanne d’Arc et a tendance à stigmatiser les immigrés). Paradoxalement, il se réclame également d’une gauche qui ne se reconnaîtrait pas dans Ségolène Royale. Il n’hésite pas à citer Blum ou Jaurès. Son slogan "tout devient possible" a déjà été utilisé par les socialistes dans les 70's. Ce procédé traduit une stratégie duale : d’un côté on voit bien sa volonté de lisser son image et de contredire les sondages qui encore aujourd’hui montrent qu’il est inquiétant pour beaucoup de Français. D’un autre il maintient sa séduction sur l’extrême droite.
On ne sait plus qui il est... serait il schyzophrène ?
14 janvier 2007
Les niçois veulent-ils la peau de leur entraîneur ?
Nantes Nice dernieres minutes liveNantes
Vidéo envoyée par ElMarlino
On peut se poser la question à l'issue de la défaite (1-0) contre Nantes. Qu'avons-nous vu ? Le retour de Fabien Barthez sur les terrains... Ah zut ! Il joue pour Nantes. Un but à la 90ème minute... La chance n'est toujours pas du côté des joueurs de l'O.G.C.N. Bon... Nice a eu aussi droit au retour de l'un de ses retraités : Lilian Laslandes. La classe ! Soyons sérieux. Les Niçois n'ont rien montré. Des joueurs sans envie à l'exception d'Abardonado, toujours aussi héroïque en défense.
Les autres ne se battent pas. Toujours figés. Toujours spectateurs. Toujours sans réactions face à l'adversaire. Toujours aussi maladroit devant les buts. Pas étonnant que le coach niçois, Frédéric Antonetti (notre photo), bout sur son banc. Car lui, à l'inverse de ses joueurs (absents) vit vraiment le match. Il vibre, rage, arrangue, gesticule, encourage à chaque action. Il sourit à chaque but -aussi peu nombreux qu'ils soient-. Oui, il fait le bonheur des caméras. Oui, il est imprégné des couleurs rouge et noir.
Joueurs, prenez exemple sur votre entraîneur. Battez-vous !
Le (pseudo) couronnement de Sarkozy
Ce dimanche, j'aurais préféré laisser ma télé éteinte. J'ai vu quelque chose qui ma énervé pour la journée : le sacre de Sarko, en direct sur I-télé. Un sacre à la soviétique ! Candidat unique, plus de 98% des suffrages. Car c’est bien un score de plébiscite. En choisissant de verrouiller le calendrier et d’éliminer les adversaires potentiels du « nain », les sarkozystes ont fait le choix de la ringardisation politique. Le retour au début du XXème siècle avec les fausses élections du régime communiste. Les socialistes –même avec leurs débats stériles- ont joué le jeu de la démocratie et ont eu le choix entre trois politiques bien distinctes.
Pour moi, Sarkozy ne sort pas grandi –et il en aurait besoin- de son show. Le grand gagnant c’est Jacques Chirac. Tout au long de sa pseudo campagne pour l’investiture, Sarko a « tué les hommes du président », Dominique de Villepin en tête. En réponse, le clan chiraquien a encore une fois montré que ce n’était pas aux vieux singes que l’on apprend à faire la grimace. En se retirant de la course, (sous les conseils de Chirac ?) Michèle Alliot Marie a offert le champ libre à Nicolas Sarkozy. Mais elle l’a surtout laissé seul face à ce score ridiculeusement élevé. 98% ! Ce qui retient particulièrement mon attention c’est l’abstention : environ 30%. Grosso-modo, il n'a obtenu que 70% des voix de son parti, soit un peu plus de Ségolène Royal avec deux adversaires. La preuve que Sarkozy ne fait pas l’unanimité à l’UMP. Et cela m’a rassuré. Il faut dire que cette foule en liesse, toute acquise à la cause de leur « héros » m’a fait peur. De réels fanatiques.
Fort heureusement beaucoup de militants UMP ont suivi le comportement de Dominique de Villepin. En déclarant compter s’abstenir, le Premier ministre ne fait que contester un mode de désignation sans démocratie. Ils le feront sur celui de l’informel, des petites phrases, et des coups bas dans l’ombre des couloirs des ministères, de l’assemblée et de la rue de la Boétie.
Mais tout celà, la "grande famille rassemblée" se refuse d’y penser aujourd’hui. La journée est trop belle. 80 000 militants. 8 TGV réquisitionnés pour l’occasion. Le parc des expositions de la porte de Versailles pour la journée. Show must go on ! Et du show, on a pu en avoir toute cette journée de dimanche du côté de la Porte de Versailles. Pour 3,5 millions d’euros, il y’avait en effet de quoi s’amuser. Avant l’entrée en scène de la star du jour, les personnalités de droite se sont succédées sur la scène afin d’encenser Sarkozy. « Il est grand, beau, fort, intelligent… ». Avec en cerise sur le gâteau, l’intervention de Jean-Pierre Raffarin qui « a accusé la gauche » de tout et n’importe quoi pendant un bonne demi-heure. De François Fillon à Alain Juppé, la "magie du rassemblement" a effectivement opéré, mais qui veut bien encore y croire ? Un Edouard Balladur amorphe dans le public, une Michèle Alliot-Marie « fausse », des élus peu enthousiastes…
Et puis il y’a eu le discours de Nicolas Sarkozy, débutant par une séquence émotion. Valérie Pécresse en retient encore ses larmes... Nicolas Sarkozy panthéonisé par une mascarade d’élection tutoie les grands de ce monde, de De Gaulle à Jaurès en passant par John F. Kennedy. Bref, un grand numéro d’illusionniste nous aura été livré en ce dimanche 14 janvier.
L’UMP nous a inventé la prestidigitation en politique, attention à la gueule de bois...
13 janvier 2007
Décryptage de l'interview de Peyrat
Jacques Peyrat nous a livré hier une interview très intéressante. Elle a d'ailleurs provoqué un tollé chez tous les élus locaux. Beaucoup de choses à dire et surout à contredire. Bref du Peyrat tout craché...
Tout d'abord, le maire de Nice semble plus déterminé que jamais. Il se présentera aux municipales même sans l'investiture de son parti. Peyrat semble plus isolé que jamais. Sous l'impulsion des deux Patrick (Allemand et Mottard), l'opposition semble tout prêt de remporter la mise et faire basculer la ville à gauche. Ce serait historique. Mais selon plusieurs rumeurs, l'UMP est très attaché à la ville de Nice. Elle pourrait donc lui préféré Christian Estrosi, président du consei général 06 et proche de Sarkozy.
Tiens Sarkozy.... parlons-en. Selon Peyrat, ce n'est pas le meilleur candidat de la droite. Apprécirait-il mal son recentrage politique ? Il le soutiendra malgré tout. Mais quand il s'agit d'un éventuel second tour Royal/Le Pen, le maire de Nice retrouve sa vraie nature. "Chassez le naturel, il revient au galop" disait le dicton. Peyrat, ancien du FN est un opportuniste. S'il s'est rapproché du RPR puis de l'UMP, c'était seulement pour avoir une chance d'avoir Nice. Jacques Peyrat est et restera un être violent. Il le rappelle en menaçant publiquement Rudy Salles (ndlr "Il va en faire les frais")
Mais Jacques Peyrat ne s'arrête pas là. Outre ses réglement de compte avec les autres politiques -qui peuvent être de bonne guerre- il s'aventure sur un terrain plus glissant : Eric de Montgolfier. Grosse erreur. En l'insultant ouvertement dans Nice-Matin, il ne serait pas étonnant que le célébre procureur niçois, bourreau de travail, ne cherche encore une petite bête dans les affaires du maire...
Peyrat, fais attention à toi...
12 janvier 2007
Quand Peyrat s'adresse aux médias
Jacques Peyrat a encore perdu une occasion de se taire... Comme chaque année, le maire de Nice s'est confié au journal Nice-Matin. Sans concession. Il y évoque la "priorité", la présidentielle mais aussi les prochaines municipales auxquelles il sera candidat quoiqu'il arrive. A travers cette interview, Jacques Peyrat confirme tout ce que je pensais de lui : c'est un des rares hommes politiques à ne pas avoir la langue de bois.
Morceaux choisis :
Nicolas Sarkozy
"C'est un candidat solide. Pas forcément le meilleur."
Un second tour Le Pen/Royal
"Je ne voterai jamais socialiste. Jamais je ne pourrais voter marxiste même sous la torture. [...] mais je ne m'abstiendrai pas. Je ne suis pas un lâche. Je voterai donc pour le deuxième candidat de la droite. je ne vais tout de même pas cracher sur ceux qui appartiennent à ma famille."
Les municipales 2008
"Je serai candidat. Je ne conçois pas un instant d'être privé de l'investiture de mon parti."
Ses adversaires aux municipales (Patrick Allemand, Patrick Mottard, Rudy Salles)
"Je n'ai pas un naturel agressif. Quand on me donne une gifle, j'ai plutôt tendance à en administrer une en retour. Rudy Salles en fera les frais. [...] On ne choisit pas son adversair, on le subit."
Eric de Montgolfier, procureur de Nice
"Il y a un axe anti-Peyrat entre la gauche et le procureur. Montgolfier est un raminagrobis qui cherche partout la petite souris."
Une véritable interview vérité ! Des attaques cinglantes et des confessions parfois intimes.
A demain pour un décryptage de ce discours...
11 janvier 2007
A propos du phénomène Ségolène Royal
Qui se souvient d'un fait marquant ayant propulsé Ségolène Royal sur le devant de la scène ? Qui se souvient depuis quand est-elle la favorite des français ? D'où lui vient son incroyable popularité ? Peut-on dire qu'elle n'est qu'une pure création des sondages et des médias ?
La notoriété médiatique de Ségolène Royal est le résultat de plusieurs facteurs. D'une part, le contexte général lui est plus que favorable. La droite, au gouvernement depuis 2002, accumule les bourdes (émeutes, CPE, Clearstream...) et multiplie les conflits internes. Et oui, Sarkozy veut éliminer ses concurrents un à un pour l'investiture UMP. Les français sont las de leur manière de gouverner et cherchent quelque chose de nouveau.
De son côté, Ségolène Royal a su habilement mettre à profit, le problème de la participation des femmes en politique au niveau le plus élevé. Et tout cela, au moment où les électeurs ont besoin d'un changement des "têtes d'affiche" de la vie politique. A gauche, fini les "dinosaures" (ndlr : DSK, Fabius...). Aahh... la parité...
Si le phénomène Ségolène Royal n'est pas réductible à une pure création médiatique, on ne peut pas dire pour autant qu'elle ne doit rien aux médias. Un des médias (dont je tairais le nom) a commencé à parler avec insistance de la présidente de la région Poitou-Charentes. A partir de ce moment, ce fut l'effet boule de neige dont on parle souvent en économie. Les autres médias se sont emparés du sujet. Chacun ne voulant pas être en reste par rapport à l'autre s'agissant d' un sujet qui fait vendre... De plus, la presse aime bien les affrontements binaires, portés par des "people". Et avec le couple Ségo/Sarko, elle a été servi...
Phénomène médiatique ou pas, Ségolène Royal est aujourd'hui la seule capable de battre Nicolas Sarkozy dans les sondages... avant un sacre historique.
10 janvier 2007
Bayrou s'en prend aux médias
Quelques vérités
Vidéo envoyée par Nibla
Il avait raison. Robert Charvin, notre professeur de droit à l'IUT de journalisme, nous a rabaché toute l'année que les "médias exerçait une bipolarisation au profit de deux candidats". Ses propos ont été confirmés par François Bayrou. Lors de ses voeux à la presse, le candidat UDF a tiré à boulets rouges sur les grandes puissances médiatiques. Surtout TF1 et France 2. Il leur reproche de se focaliser sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Aussitôt, les autres "petits" candidats, Corinne Lepage en tête, mais aussi Dominique Voynet et Marie-George Buffet se sont également plaints de ce traitement de faveur.
François Bayrou a entamé une croisade contre les médias détenus par de grands groupes industriels, comme TF1, qu'il accuse de vouloir influencer les français vers une choix "préfabriqué", au détriment des autres candidats. "Nous ne cederons pas à votre matraqage !" s'est emporté François Bayrou.
D'ailleurs, Bayrou ne s'est pas géné pour dire, en personne, ce qu'il pensait de la chaîne à Claire Chazal...
Bayrou s'est lâche en sortant à Claire Chazal, en direct sur le JT de 20H de TF1, quelques vérités bien placées sur la petite famille du monde industrialo-politico-médiatique... Bravo à lui pour avoir fait preuve de courage en s'attaquant au coeur d'un des grands problèmes actuel : le système médiatique et politique Français aux mains du "Capital".









