15 mars 2007
Pompiers et journalistes : besoin de rien envie de toi
« Il y a un contact quasi permanent entre les journalistes et les sapeurs-pompiers ! », s’exclame le colonel Cavalier. Il vrai que pour traiter les faits divers, les soldats du feu sont les interlocuteurs privilégiés du reporter. « Sur le terrain, on avons juste l’interdiction de donner le nom d’un mort », rajoute le sergent-chef Eric Ballester. Et au moment où nous visitions le C.T.A, un journaliste a contacté le chef d’équipe. A la recherche d’un nouveau scoop…
10 janvier 2007
Bayrou s'en prend aux médias
Quelques vérités
Vidéo envoyée par Nibla
Il avait raison. Robert Charvin, notre professeur de droit à l'IUT de journalisme, nous a rabaché toute l'année que les "médias exerçait une bipolarisation au profit de deux candidats". Ses propos ont été confirmés par François Bayrou. Lors de ses voeux à la presse, le candidat UDF a tiré à boulets rouges sur les grandes puissances médiatiques. Surtout TF1 et France 2. Il leur reproche de se focaliser sur Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Aussitôt, les autres "petits" candidats, Corinne Lepage en tête, mais aussi Dominique Voynet et Marie-George Buffet se sont également plaints de ce traitement de faveur.
François Bayrou a entamé une croisade contre les médias détenus par de grands groupes industriels, comme TF1, qu'il accuse de vouloir influencer les français vers une choix "préfabriqué", au détriment des autres candidats. "Nous ne cederons pas à votre matraqage !" s'est emporté François Bayrou.
D'ailleurs, Bayrou ne s'est pas géné pour dire, en personne, ce qu'il pensait de la chaîne à Claire Chazal...
Bayrou s'est lâche en sortant à Claire Chazal, en direct sur le JT de 20H de TF1, quelques vérités bien placées sur la petite famille du monde industrialo-politico-médiatique... Bravo à lui pour avoir fait preuve de courage en s'attaquant au coeur d'un des grands problèmes actuel : le système médiatique et politique Français aux mains du "Capital".
04 janvier 2007
France : la "sondagïte" aïgue
Des chiffres et encore des chiffres... Près de trois sondages sont publiés par jour par plus de 300 instituts, Ifop et Ipsos en tête. Les Français seraient même les plus sondés au monde ! Et ce n'est pas la prochaine élection qui va calmer cette sur-production. Les présidentielles exaltent cette profusion et engendre parfois de drôles de contradiction. Il n'est pas rare que deux sondages parus le même jour donnent Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy tous deux vainqueurs.
Une place majeure ?
Les enquêtes d'opinion jouent un rôle de plus en plus important dans ce qui est aujourd'hui le "jeu politique". Elles sont devenues pour les responsables politiques une pratique dont ils ne peuvent plus se passer. Ségolène Royal est vue comme la mieux placée pour battre Sarkozy ? La voilà qui fièrement s'y accroche pour imposer sa candidature à l'investiture socialiste. De son côté, le ministre de l'Intérieur ne justifie ses choix qu'avec un (répétitif) argument : "l'opininon me donne raison". A-t-il perdu la mémoire ? En 95, alors qu'il soutenait Balladur, le favori des sondage, c'est finalement Chirac qui fut élu. William Abitbol, un député européen, adressa alors à Sarko cette phrase : "Vous n'avez rien compris ! Nous n'avons pas d'électeurs, nous avions les sondages, ce n'est pas la même chose !" Pareil en avril 2002. Alors que les sondages annoncés un duel Chirac/Jospin au deuxème tour, c'est Le Pen qui pris la place du candidat socialiste.
Les élus vont de moins en moins sur le terrain dans un autre but que celui de se montrer aux télés. Les enquêtes ont pris le relais des relations de proximités, du contact humain. Les sondages permettent aux hommes politiques de savoir quoi dire pour aller dans le sens de l'opinion dominante. Certains en jouent et pensent que les sondages sont l'expression de l'opinion publique dans une logique purement démocratique. D'autres craignent de les voir manipuler les électeurs et fausser les consultations électorales, les accusant de jouer le rôle de primaire.
La mise en scène des résultats dans les médias modifie le comportement des électeurs. En les relayant allégrement dans le but de vendre, la presse offre aux sondages un support, une légitimité et amplifie leur pouvoir d'influence. Car les enquêtes, en conditionnant le regard des citoyens, tiennent un rôle important dans la construction de leur opinion politique. Le sondage pourrait provoquer chez l'électeur tout et son contraire : le ralliement au vainqueur ou le soutien au plus faible, la démobilisation puisque les "jeus sont déjà faits" ou la mobilisation pour déjouer la fatalité.
Une mauvaise représentativité ?
Qui n'a jamais raccroché au nez d'un sondeur par téléphone ? Trop long, pas le temps... les excuses sont nombreuses. Voilà qui pose la question de la représentativité de ces sondages. Lorsque deux enquêtes publiés le même jour affichent des résultats contradictoires, on peut se demander ce qu'il en est de leur fiabilité. Tout dépend en fait de la façon dont la question est posée. Car les sondages orientent les réponses, les réduisent et les déforment, ce qui peut engendrer des résultats réducteurs ou erronés. Certains sondés ne répondent pas honnêtement aux enquêteurs, par timidité, honte ou désir de plaire. Le sondage ne peut donc pas être représentatif. Rendez-vous compte. Il suffirait de procéder à l'interrogatoire de mille personnes pour connaître le comportement politique d'in pays de 60 millions d'habitants ?
Le sondage est donc un outil de la démocratie moderne mais il ne doit pas remplacer l'élection. A consommer avec modération...
02 janvier 2007
Karl Zéro : un retour Net
"Sur AOL, personne ne nous empêcheras de parler". Tel est le slogan de la nouvelle émission de Karl Zéro diffusé sur le Net. Viré de Canal + , il revient avec dixit "la première émission politique participative". Sa promo envahit les sites d'actu. Elle est partout.
Sur l'affiche, la bouche de l'animateur est recouverte de chatterton, il tient dans ses mains un ordinateur qui renvoie son image débarassé de l'adhésif. Ah la censure... Mais revient-il plus fort ?
Le Vrai Journal était un produit très recherché par les conseillers en communication, désireux rajeunir l'image des hommes politiques. Au contact complice voire insolent de l'animateur, les élus paraissaient plus cool, plus sympas. Son retour sur Internet était donc très attendu.
L'émission, diffusée par AOL, commence à trouver son public. Les connectés se multiplient, les questions des internautes sont de plus en plus nombreuses (et de moins en moins pertinantes). Là où le bat blesse, c'est au niveau des invités. Pas de Ségo ni de Sarko, pas même un petit Bayrou ou un gros Le Pen. Karl Zéro se content pour l'instant des seconds couteaux (Montebourg ou Devedjan). Les poids lours de la politique actuelle hésite encore à se lancer dans l'aventure des émissions web. Peur d'une plus grande liberté d'expression ? Pas sûr. La langue de bois fait ravage dans l'émission. Peut-être ont-ils peur que l'exposition sur le Net sera moins moins importante que sur talk-show hertzien.
Certains adorent, d'autres détestent style Zéro. Pourtant, il n'y a rien d'extraordinaire. Juste le tutoiement. D'ailleurs, Dominique Voynet, une des premières invités, a tout simplement refusé cette marque de proximité. Il en était tout déstablisé l'enfant Karl. Ce tutoiement, K. Zéro en est sûr, "c'est la certitude d'être original et à contre-courant". Enfin... Bon...
Pas de scoop dans son émission. Toujours de vrais sketchs, des parodies... et les hommes politiques ne disent rien de plus.
29 décembre 2006
Vie privée, vie publique
Plus de micro, ni d'oreillettes... encore moins de plateau. Marie Drucker a pris l'initiative de renoncer à présenter le Soir 3 le temps de la campagne électorale. Les causes de son congé ? Sa vie privée.
A l'occasion d'un week-end en amoureux, un photographe a "shooté" la journaliste au bras d'un ministre du gouvernement. François Baroin pour ne pas le citer. "J'exerce mon métier en toute indépendance et je tiens par dessus tout, comme je l'ai toujours fait, à séparer ma vie professionnelle de ma vie personnelle." se justifia-t-elle. Il ne fallait pas que son impartialité, son objectivité de journaliste puissent être mises en doute par un public attentif et un Patrick de Carolis très exigeant sur ce sujet.
A l'instar de Béatrice Schönberg (Jean-Louis Borloo), Anne Sinclair (DSK) et Christine Ockrent (Bernard Kouchner), Marie Drucker en veut pas être accusée de complaisance avec le camps de son mec. Bravo pour l'éthique ! Pourtant dans la charte des journalistes, il est nullement mentionné qu'il est interdit d'entretenir une relation quelle qu'elle soit avec un politique. Non ? C'est toujours la journaliste qui renonce momentanément à son métier. Jamais le politique...
28 décembre 2006
Les différences Gauche/Droite (selon Charlie Hebdo)
Voici un extrait de l'éditorial de Philippe Val (notre photo) dans le Charlie Hebdo du 25 décembre. Bon, c'est un peu cliché mais cela fait tellement de bien de lire ces mots...
"[...] Pour être de "droite", il suffit de se laisser aller. C'est une pente. Nos idées vont forcément un jour ou l'autre se coller au papier collant où s'agglutinent leurs consoeurs. Etre de "gauche" et démocrate, au contraire, demande un effort. C'est une construction intellectuelle, ça n'est pas instinctif. Cela demande de penser son propre désir, et de le conduire à trouver les conditions les plus harmonieuses et les plus durables à son accomplissement. Les idées de droite sont dans la satisfaction immédiate. C'est oui ou c'est non. C'est les immigrés dehors, tout de suite, et non aux impôts, tout de suite. Etre de gauche, ou d'une droite respectueuse des droits, ce n'est pas forcément être meilleur, plus gentil, plus humain... C'est surtout être moins con. C'est penser le phénomènes dans leur histoire, et n'approuver que les décisions politiques aui, à terme, ne rendent impossible ni le progrès des libertés ni l'amélioration du "vivre ensemble". Dire par exemple que le Front national c'est mal, ne suffit pas. Il faut comprendre comment ça fonctionne et démontrer et démontrer pourquoi c'est aberrant. [...]"
No comment...





