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blog pédagogique de description de l'actualité

05 mars 2007

Et si c'était Bayrou le anger de la démocratie ?

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  François Bayrou a sans doute franchi cette semaine une étape importante dans son expression, sinon dans sa réflexion.

   En annonçant que, s’il est élu, il créera un «  grand parti démocrate », le candidat centriste laisse entrevoir ce qui serait, selon lui, la conséquence et l’objet de son hypothétique élection à la présidence de la République. En appelant les bonnes volontés de droite et de gauche à participer au gouvernement de la France, il s’agirait moins à terme de trouver une sorte de juste milieu équidistant de la gauche et de la droite traditionnelles que de préparer une nouvelle configuration de la vie politique française, un peu à la manière américaine, autour de deux grandes formation politiques, un grand parti démocrate libéral, social et progressiste et un grand parti républicain libéral et conservateur, ce qui marginaliserait les autres formations. En quelque sorte, il s’agirait de réaliser la grande mutation que le parti socialiste n’a jamais réussi à accomplir écartelé entre une pratique sociale démocrate molle quand il est au pouvoir et un discours radical et révolutionnaire quand il est dans l’opposition.

  Mais à faire un gouvernement gauche/droite, où serait l'alternance ? L'un des principes fondamentaux de la démocratie est l'alternance. Quand on en a marre de la gauche, on vote pour la droite et inversement. C'est le principe de l'opposition. Avec un gouvernement issu d'une coalition entre la gauche et la droite, où serait l'opposition ?  Qui chercherait la petite bête dans les affaires politiques ? Pour qui voteront les français en cas de désaccord avec le gouvernement Bayrou ? Pour les extrèmes... Si Bayrou est élu, le F.N augmentera avec lui.

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06 février 2007

Quand José Bové donne rendez-vous

file_232374_46294  Il y a quelques jours nous nous demandions ce que voulait José Bové. Question naïve. Depuis le début, l’ex-syndicaliste paysan ne veut qu’une chose : se présenter à l’élection présidentielle. Son vrai-faux retrait du processus anti-libéral en novembre, l’orchestration de son retour via une pétition sur internet début janvier… tout cela n’était que péripéties. Un exemple ? Jusqu’à il y a trois semaines, Bové exigeait que Marie-George Buffet pour le PC et Olivier Besancenot pour la LCR se retirent de la course. Devant la fin de non-recevoir opposée par les deux candidats, la condition a été aussitôt levée.

  Candidat, donc, José Bové a fait une entrée en fanfare dans la campagne. Interviews télé, radio et percée dans les sondages quasi-simultanée… à 4% pour la Sofres, devant les quatre (!) candidats de l’extrême-gauche et Dominique Voynet.

  Les semaines à venir ne seront cependant pas forcément un long fleuve tranquille pour l’alter-mondialiste à moustache. Premier rendez-vous dès la nuit prochaine : avec les résultats des élections dans les chambres d’agriculture. Quel score pour la Confédération paysanne, dont est issu José Bové  ? Plus, ou moins que les 27% de 2001 ? Le rendez-vous certes n’est pas majeur, mais donnera une indication sur l’humeur d’un monde rural que José Bové veut (aussi) représenter.

  Deuxième rendez-vous, le jour J : mercredi 7 février. A 14h, la cour de cassation dira si elle confirme le jugement en appel de 2005 condamnant José Bové à quatre mois de prison ferme, pour fauchage de maïs OGM. A priori, il semble peu probable que le néo-candidat soit envoyé illico derrière les barreaux, même si la peine est confirmée. Via le jeu des procédures, l’exécution serait certainement repoussée à l’après-élection. La décision de la cour d’appel n’en est pas moins attendue avec une certaine impatience. A 19h30, premier meeting de campagne, à Aubagne. « Il s’agira de donner le ton, d’annoncer la couleur ; il y aura des nouveautés, c’est évident », assure un proche du candidat. Qui annonce un meeting festif, différent des habituelles réunions de campagne, avec musiciens et plasticiens.

  Et puis il y a la collecte des signatures. Affirmant disposer d’un matelas de 200 parrainages, Bové se dit confiant. « Je n’imagine pas une seconde ne pas réunir les 500 signatures », s’exclamait-il la semaine dernière. Un point sera fait toutes les semaines pour vérifier si la dynamique prend. Jusqu’au 11 mars, où les collectifs anti-libéraux doivent se réunir une dernière fois, avec le staff de campagne, pour décider une fois pour toutes d’y aller ou pas. Mais là aussi, José Bové affiche sa confiance. Pas question d’une candidature de témoignage à 2-3%. S’il s’est lancé promet-il, « c’est pour aller au bout ». Sera-t-il ponctuel au rendez-vous ?

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19 janvier 2007

Royal a un nouveau soutien

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Un appui de poids et une volonté partagée d'afficher leur union. La maire de Lille, Martine Aubry, a appelé vendredi les socialistes à soutenir leur candidate à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, à l'occasion de la visite de cette dernière dans le Nord. "Il n'y aucun doute, il n'y a qu'une candidate du PS. On est tous derrière elle", a ainsi affirmé celle qui, pendant la campagne pour l'investiture du candidat socialiste, avait envisagé un temps de se présenter avant de préciser qu'elle ne soutiendrait pas Ségolène Royal.

  Toujours consensuelle, Martine Aubry a aussi appelé les socialistes à "laisser" Ségolène Royal "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur le parcours de la candidate. "Il faut laisser effectivement au candidat ses choix et son temps. On a suffisamment reproché à certains candidats, lors des dernières élections, de ne pas avoir été maîtres de leur campagne", a-t-elle insisté. "Ségolène Royal a choisi un style extrêmement particulier, un rapport aux Français qui n'est pas le rapport habituel de la politique (...), je crois qu'il faut non seulement le respecter mais s'y inscrire".

  Voilà qui devrait relancer Ségolène Royal et sa campagne tumultueuse...

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18 janvier 2007

La Montebourde


Le défaut de Ségolène : Hollande
Vidéo envoyée par INFOCOM-Net

Moi j'ai trouvé ça très drôle ! Pas Ségolène. Mais alors pas du tout.

Mercredi soir sur Canal +, on a demandé à Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate socialiste, quel était le  défaut de Ségolène Royal. Il a répondu : "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon" (François Hollande), avant d'ajouter : "c'était pour rire". Denisot en est resté tout bête.
Se rendant compte que ça ne passerait vraiment pas, avant même de se prendre une volée de bois vert par le couple Royal-Hollande, il s'excuse et propose sa démission. Peine perdue.
Histoire de marquer le coup et de montrer à tout le monde qui est le patron, Ségolène Royal, le "suspend" pour un mois. A part son compagnon, je dirai pour ma part qu'elle a un autre défaut : le manque d'humour.

En attendant, Montebourg va pouvoir ruminer sur le banc de touche. Ça va être long pour lui d'attendre le prochain mercato et il risque même de ne pas jouer la finale... En tout cas, si la candidate socialiste est véritablement "colère", il lui faut à tout prix restaurer l'image d'une équipe de campagne soudée, tendue vers le but élyséen. François Hollande, lui, semble ne pas vouloir souffler sur les braises et qualifie de maladroite la boutade de Montebourg.

Dérapage, coup de sang ou rancoeur. Difficile de le dire aujourd'hui. Faudra penser à lui demander la prochaine fois dans les vestiaires.


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16 janvier 2007

Le petit livre rose

projetCannes, 11h, dans une librairie rue d'Antibes. Je regarde les bouquins sur le présentoir. Sexus Politicus, Comment choisir son candidat etc. Mon attention se focalise sur le rayon des "politiques", qui traitent des présidentielles.  Témoignages, Qui est Nicolas Sarkozy et j'en passe. Les livres avec pour sujet Nicolas Sarkozy prennent toute la place. Un raz-de-marée. Il y a en des dizaines. Soudain, j'aperçois un petit livret. Coincé entre deux énormes photos de Sarko, sa couleur rose attire mon attention. Je bouscule un peu le candidat UMP et heup, le livre est entre mains. Il fallait le chercher ! Tout de suite je reconnais le symbole du Parti socialiste. Sourire. C'est leur programme avec toutes les propositions. Depuis le temps que j'en entendais parlé. Il existe vraiment. Je suis rassuré.

Réussir ensemble le changement, le projet socialiste pour la France est son titre. Le "petit livre rose", comme certains le surnomment déjà (à cause de sa couverture fuschia), contient le projet tel qu'il a été entériné par les membres du parti en juin et ratifié  par une convention nationale.


  Le programme, en 100 pages, est divisé en quatre parties : "réussir le plein  emploi dans un développement durable", "l'égalité réelle", "refonder la  République", "faire réussir la France en Europe et dans le monde".

Et je peux vous le dire... Les socialistes ont un vrai programme de "développement solidaire". Le texte est même en ligne sur le Net. A lire...

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15 janvier 2007

Sarko schyzo !

39551Sarkozy a bien changé, comme il le répète à plusieurs reprises lors du discours. Beaucoup moins saccadés et brutals, ses gestes ont perdu en amplitude et gagné en sérénité. La voix est plus posée que d’habitude. Son discours aussi.

Sa stratégie est maintenant simple : émouvoir pour convaincre. Tout en voulant rester un homme de proximité. Alors après les références historiques à Chaban, la Shoah etc. Nicolas Sarkozy s'est déclaré homme du peuple. Presque un homme un gauche !!! Ce n'est pas un énarque et il compte bien en faire une force. Comme pour se sentir encore plus proche de ses électeurs.

Sarkozy s'est toujours  voulu rassembleur de la droite, jusqu’à l’extrême. Il s’adresse d'ailleurs sans complexe aux militants FN (il fait référence à Jeanne d’Arc et a tendance à stigmatiser les immigrés). Paradoxalement, il se réclame également d’une gauche qui ne se reconnaîtrait pas dans Ségolène Royale. Il n’hésite pas à citer Blum ou Jaurès. Son slogan "tout devient possible" a déjà été utilisé par les socialistes dans les 70's. Ce procédé traduit une stratégie duale : d’un côté on voit bien sa volonté de lisser son image et de contredire les sondages qui encore aujourd’hui montrent qu’il est inquiétant pour beaucoup de Français. D’un autre il maintient sa séduction sur l’extrême droite. 

On ne sait plus qui il est... serait il schyzophrène ?

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14 janvier 2007

Le (pseudo) couronnement de Sarkozy

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Ce dimanche, j'aurais préféré laisser ma télé éteinte. J'ai vu quelque chose qui ma énervé pour la journée : le sacre de Sarko, en direct sur I-télé. Un sacre à la soviétique ! Candidat unique, plus de 98% des suffrages. Car c’est bien un score de plébiscite. En choisissant de verrouiller le calendrier et d’éliminer les adversaires potentiels du « nain », les sarkozystes ont fait le choix de la ringardisation politique. Le retour au début du XXème siècle avec les fausses élections du régime communiste. Les socialistes –même avec leurs débats stériles- ont joué le jeu de la démocratie et ont eu le choix entre trois politiques bien distinctes.

Pour moi, Sarkozy ne sort pas grandi –et il en aurait besoin- de son show. Le grand gagnant c’est Jacques Chirac. Tout au long de sa pseudo campagne pour l’investiture, Sarko a « tué les hommes du président », Dominique de Villepin en tête. En réponse, le clan chiraquien a encore une fois montré que ce n’était pas aux vieux singes que l’on apprend à faire la grimace. En se retirant de la course, (sous les conseils de Chirac ?) Michèle Alliot Marie a offert le champ libre à Nicolas Sarkozy. Mais elle l’a surtout laissé seul face à ce score ridiculeusement élevé. 98% ! Ce qui retient particulièrement mon attention c’est l’abstention : environ 30%. Grosso-modo, il n'a obtenu que 70% des voix de son parti, soit un peu plus de Ségolène Royal avec deux adversaires. La preuve que Sarkozy ne fait pas l’unanimité à l’UMP. Et cela m’a rassuré. Il faut dire que cette foule en liesse, toute acquise à la cause de leur « héros » m’a fait peur. De réels fanatiques.
Fort heureusement beaucoup de militants UMP ont suivi le comportement de Dominique de Villepin. En déclarant compter s’abstenir, le Premier ministre ne fait que contester un mode de désignation sans démocratie. Ils le feront sur celui de l’informel, des petites phrases, et des coups bas dans l’ombre des couloirs des ministères, de l’assemblée et de la rue de la Boétie.

Mais tout celà, la "grande famille rassemblée" se refuse d’y penser aujourd’hui. La journée est trop belle. 80 000 militants. 8 TGV réquisitionnés pour l’occasion. Le parc des expositions de la porte de Versailles pour la journée. Show must go on ! Et du show, on a pu en avoir toute cette journée de dimanche du côté de la Porte de Versailles. Pour 3,5 millions d’euros, il y’avait en effet de quoi s’amuser. Avant l’entrée en scène de la star du jour, les personnalités de droite se sont succédées sur la scène afin d’encenser Sarkozy. « Il est grand, beau, fort, intelligent… ». Avec en cerise sur le gâteau, l’intervention de Jean-Pierre Raffarin qui « a accusé la gauche » de tout et n’importe quoi pendant un bonne demi-heure. De François Fillon à Alain Juppé, la "magie du rassemblement" a effectivement opéré, mais qui veut bien encore y croire ? Un Edouard Balladur amorphe dans le public, une Michèle Alliot-Marie « fausse », des élus peu enthousiastes…

Et puis il y’a eu le discours de Nicolas Sarkozy, débutant par une séquence émotion. Valérie Pécresse en retient encore ses larmes... Nicolas Sarkozy panthéonisé par une mascarade d’élection tutoie les grands de ce monde, de De Gaulle à Jaurès en passant par John F. Kennedy. Bref, un grand numéro d’illusionniste nous aura été livré en ce dimanche 14 janvier.

L’UMP nous a inventé la prestidigitation en politique, attention à la gueule de bois...

Posté par Damien Allemand à 17:33 - Présidentielles 2007 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 janvier 2007

A propos du phénomène Ségolène Royal

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  Qui se souvient d'un fait marquant ayant propulsé Ségolène Royal sur le devant de la scène ? Qui se souvient depuis quand est-elle la favorite des français ? D'où lui vient son incroyable popularité ? Peut-on dire qu'elle n'est qu'une pure création des sondages et des médias ?

  La notoriété médiatique de Ségolène Royal est le résultat de plusieurs facteurs. D'une part, le contexte général lui est plus que favorable. La droite, au gouvernement depuis 2002, accumule les bourdes (émeutes, CPE, Clearstream...) et multiplie les conflits internes. Et oui, Sarkozy veut éliminer ses concurrents un à un pour l'investiture UMP. Les français sont las de leur manière de gouverner et cherchent quelque chose de nouveau.
  De son côté, Ségolène Royal a su habilement mettre à profit, le problème de la participation des femmes en politique au niveau le plus élevé. Et tout cela, au moment où les électeurs ont besoin d'un changement des "têtes d'affiche" de la vie politique. A gauche, fini les "dinosaures" (ndlr : DSK, Fabius...). Aahh... la parité... 

  Si le phénomène Ségolène Royal n'est pas réductible à une pure création médiatique, on ne peut pas dire pour autant qu'elle ne doit rien aux médias. Un des médias (dont je tairais le nom) a commencé à parler avec insistance de la présidente de la région Poitou-Charentes. A partir de ce moment, ce fut l'effet boule de neige dont on parle souvent en économie. Les autres médias se sont emparés du sujet. Chacun ne voulant pas être en reste par rapport à l'autre s'agissant d' un sujet qui fait vendre... De plus, la presse aime bien les affrontements binaires, portés par des "people". Et avec le couple Ségo/Sarko, elle a été servi...

Phénomène médiatique ou pas, Ségolène Royal est  aujourd'hui la seule capable de battre Nicolas Sarkozy dans les sondages... avant un sacre historique.

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09 janvier 2007

C'est parti !

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  Eh oui, cette fois la campagne est bien lancée. C’est le marathon qui a servi de rampe de lancement …

Trois petits tours  au siège officiel de sa campagne, le temps d’adresser ses vœux aux français, et Ségolène Royal s’en est allée... en Chine.

  Les images de la «  Dame Blanche » sur la  Grande Muraille étaient belles à tomber. Après son voyage -controversé- au Proche-Orient, la candidate socialiste aux présidentielles continue en Chine sa quête de stature internationale. Indispensable pour un président. Elle est d'ailleurs reçu comme un chef d'Etat. Un signe avant coureur ? Une femme présidente : cela nous ferait quand même du bien ! En Chine, Ségolène Royal parle avec conviction à ses interlocuteurs et propose des solutions (d'avenir) si elle est élue. Quelques hics : là bas, le blanc est la couleur du deuil !!! Et Ségolène nous sort des phrases incompréhensibles. « Comme le disent les Chinois, qui n’est pas venu à la Grande muraille n’est pas un brave. Mais qui vient acquiert la bravitude. » Au lieu de courage ??? Bravo aux conseillers en communication !

En France ses amis socialistes se languissent et attendent un signe de la candidate... Laurent Fabius le  lui a  fait savoir de vive voix  devant le micro de RTL... Pendant ce temps, Ségo continue sa quête de la "présidencitude" de la République française...

  A droite, c’est l ‘empoignade à propos du rassemblement autour de Nicolas Sarkozy. Le président de l’UMP rêve d’une union sans faille  derrière le (lui) candidat investi par le mouvement. Dominique de Villepin plaide pour la diversité , une addition des forces... une théorie qui ne passe pas du tout auprès de l’immense majorité des députés UMP. Quant au président de l’Assemblée, Jean Louis Debré, il veut, se donner le temps, avant de s’engager et travailler jusqu’à la fin de la session parlementaire. Il devrait d’autant moins  s’engager,  s’il est nommé à la présidence du Conseil Constitutionnel par le Président de la République le 3 mars prochain... Ce serait alors Patrick Ollier, vice-président UMP, qui assurerait l’expédition des affaires courantes jusqu’aux législatives, dans l’espoir sans doute d’occuper le perchoir si la majorité actuelle  est reconduite ….

  La bataille est lancée et fera rage jusqu'au 6 mai...

Posté par Damien Allemand à 12:24 - Présidentielles 2007 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 janvier 2007

Chômage :la grande illusion

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  Alors que l'Insee et le gouvernement osent dire que le pays ne compterait plus que deux millions de chômeurs, un collectif ACDC affirme que le chiffre réél est deux fois supérieur. Un mensonge qui je l'espère ne passera pas.

  Le 27 décembre, le gouvernement annonce une nouvelle baisse du chômage. Le nombre de demandeurs d'emplois serait tombé à 2 112 000, environs 8,7 % de la population active. Formidable ! Le chômage aurait même baissé de 10 % en un an. Nous avons des ministres incroyables. De véritables magiciens ! Mais cette fois-ci, le traficotage mensuel des chiffres du chômage a été quelque peu bousculé. Un collectif appelé « les Autres Chiffres Du Chômage » dénonce la non prise en compte de plus de 2,3 millions de chômeurs. L'ensemble de la presse s'est largement fait l'écho de ce chiffre, notamment en une du Figaro. Le gouvernement s'en est auto-congratulé.

  Les manipulations sont variées. Les décideurs font preuve d'une incroyable imagination. Radiations en tout genre, la division des chômeurs en différentes catégories... ont permis aux chiffres du chômage de ne pas atteindre les quatre millions de chômeurs pourtant bien réels depuis longtemps.

  C'est ainsi qu'aujourd'hui, seuls les chômeurs de catégorie 1 sont pris en compte. C'est tout. Les chômeurs en catégorie 2 et 3, recherchant un CDI à temps partiel ou un CDD, ne sont pas comptabilisés (soit 870 000 chômeurs). Idem pour les chômeurs des catégories 6 à 8, en activité réduite (environs 452 000). Les chômeurs de la catégorie 4, en formation stage ou maladie, sont mis entre parenthèses (320 000). Selon le collectif ACDC, en se basant sur les propres chiffres de l'Insee, on est déjà à plus de 4 millions de chômeurs toutes catégories. On comptait environ 5000 radiations de demandeurs d'emploi par mois en 1995, on est passé à 30 000 en 2005, et à 43491 en novembre 2006. Comment peut-on leur faire confiance ?

  A cela, il faut ajouter les chômeurs de plus de 55 ans, invités à ne plus rechercher d'emploi, et qui disparaissent donc des chiffres (ils sont 412 000 « dispensés de recherche d'emploi »). Mieux encore, les chômeurs des départements d'outre-mer n'existent pas dans les statistiques officielles : ils sont pourtant plus de 220 000 ! Ces dernières années, l'explosion du nombre de rmistes (1,3 millions aujourd'hui) a aussi permis de dégonfler le nombre de chômeurs, puisque 63 % d'entre eux ne sont pas inscrits à l'ANPE (soit 790 000).

  Au total, on passe largement la barre des 5 millions de chômeurs. Une sacré différence ! Cela fait sans doute parti de la stratégie électorale de la droite. Comment peut-on mentir à ce point au peuple français ?

Pour toutes les explications sur les vraies chiffres du chômage, voici quelques liens :

http://www.actuchomage.org/

http://www.bip40.org/

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